Chères lectrices et chers lecteurs,

Condamnée en appel mais candidate, est-ce vraiment possible ? Préparez-vous à vous retrouver bientôt avec un micro sous le nez. Car c’est la grande question qui intrigue à l’étranger. Plongée dans le doute face à la prétendue indifférence des Gaulois devant une candidate se lançant dans la course à l’Élysée malgré ses démêlés judiciaires, une foule d’intrépides reporters risque de vouloir connaître votre avis. Après son pourvoi en cassation, Marine Le Pen est certes à nouveau présumée innocente, mais la presse internationale peine, pour l’heure, à en croire ses yeux.

La candidature de Marine Le Pen, sans surprise, a suscité un écho énorme à l’international. Si un tel cas de figure semblait tout à fait “inimaginable” en Allemagne, il était presque reçu avec “ironie” en Italie. En Suisse, on voyait le côté positif de la chose : le dernier mot à l’électeur. Et au Royaume-Uni, la presse avait l’impression étrange de se voir rappeler sa propre situation politique. Les réactions les plus sévères se trouvaient dans les journaux espagnols : Marine Le Pen prend la présidentielle en otage, discrédite le processus électoral et affaiblit les institutions du pays, a réagi El País, à Madrid (vous pouvez lire ici en français l’éditorial du quotidien de centr