A Nice, le 27 juillet, une jeune femme de 25 ans entre dans un salon de beauté pour des injections au niveau des fesses. Elle meurt quelques minutes après celle d’un premier produit, anesthésiant. A Villeurbanne (Métropole de Lyon), quatre mois plus tôt, une trentenaire perdait la vie après une injection dans les fesses, pratiquée cette fois dans un appartement.
Ces deux drames ont mis en lumière le phénomène des injections esthétiques illégales lors desquelles des « praticiens » sans formation médicale proposent, souvent par le biais des réseaux sociaux, des procédures à prix cassés pour des lèvres plus pulpeuses, ou des fesses plus généreuses, surfant sur la vague de la médecine esthétique, en plein boom. « Des non-médecins réalisent des injections en méconnaissance totale de l’anatomie ou des risques, explique Eric Essayagh, médecin morphologue et anti-âge. Avec des produits dont on ne connaît rien de l’origine. » lI a cofondé le Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique (CBPME) pour alerter sur les « fake injectors » (« faux injecteurs ») – un terme fréquemment utilisé au féminin.
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