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Ménopause : le risque de thrombose associé aux traitements hormonaux oraux confirmé par une vaste étude

Une recherche danoise constate que l’hormonothérapie administrée par voie orale entraîne un surrisque de formation de caillots sanguins. En revanche, l’administration par voie cutanée, pratiquée dans 85 % des cas en France, apparaît sans ce risque.

Ménopause : le risque de thrombose associé aux traitements hormonaux oraux confirmé par une vaste étude
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Quel est le rapport bénéfices-risques des traitements hormonaux de la ménopause (THM) ? Après des décennies de polémiques, la question reste très sensible, les nombreuses études sur le sujet livrant souvent des résultats hétérogènes.

Lorsque leurs ovaires cessent de produire des œstrogènes et de la progestérone, entraînant l’arrêt définitif des règles et de l’ovulation, certaines femmes ressentent un panel de symptômes plus ou moins intenses et gênants, en particulier des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes, et leur risque de fracture augmente.

Une vaste étude danoise livre à son tour des résultats sur le sujet dans le British Medical Journal (BMJ) du 23 septembre. Où il apparaît que l’hormonothérapie de la ménopause, administrée par voie orale, est associée à un surrisque de formation de caillots sanguins (thrombose) dans les veines des jambes ou des poumons, indépendamment de la dose ou de la durée du traitement. Quant aux risques d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral (AVC), ils sont limités, dans cette étude, à l’utilisation prolongée (plus d’un an) d’une hormonothérapie orale à base d’œstradiol à forte dose (plus de 1 mg/jour).

A l’inverse, l’hormonothérapie transdermique, c’est-à-dire administrée par voie cutanée sous forme de patchs, de gels ou de sprays – de loin la plus utilisée en France – ne montre ici aucune augmentation du risque thrombotique, quels que soient le schéma thérapeutique, la dose ou la durée du traitement.

Autres progestatifs que ceux utilisés en France

Le 14 octobre 2025, la Haute Autorité de santé (HAS) avait révisé son avis sur le rapport bénéfices-risques de ces traitements. « Compte tenu de leur efficacité, qui n’est pas remise en cause, notamment sur les bouffées vasomotrices et sur l’os, les THM ont une place dans la stratégie thérapeutique des troubles du climatère [les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes] et dans la prévention de l’ostéoporose post-ménopausique, notait l’agence sanitaire, mais leur utilisation ne peut pas être recommandée pour toutes les femmes compte tenu de leur profil de tolérance comportant de multiples risques touchant différents organes : système veineux, cardiovasculaire, sein, ovaire, endomètre. »

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