Située tout près de la frontière avec le Liban, la localité porte encore les stigmates du conflit avec le Hezbollah et peine à retrouver sa population évacuée après le 7 octobre 2023. Le quotidien israélien “Ha’Aretz” est allé à la rencontre de ses habitants, qui se disent abandonnés par les autorités, mais restent largement fidèles au Likoud.
À l’entrée de sa station de lavage, dans la zone industrielle de Kiryat Shmona, Pini Dahan attend impatiemment l’arrivée des clients – ne serait-ce que d’un seul. Mais l’activité est faible aujourd’hui.
Avant le 7 octobre 2023, Kiryat Shmona – située à environ 2 kilomètres de la frontière israélienne avec le Liban – comptait une population d’environ 24 000 habitants. Craignant de voir le Hezbollah infiltrer la frontière nord d’Israël pour perpétrer un massacre analogue, les habitants ont commencé à fuir la ville dès qu’ils ont entendu les nouvelles terribles sur ce qui passait à la frontière avec Gaza. Un jour plus tard, le Hezbollah [libanais] commençait à lancer des roquettes et des missiles sur le nord d’Israël.
Il a fallu attendre un an et demi pour que les autorités locales les invitent à revenir. Mais bon nombre d’entre eux ont préféré rester là où ils étaient partis.
Selon les chiffres municipaux, entre 12 000 et 16 000 habitants sont revenus dans la ville.
Dans bien des cas, seule une partie de la famille s’est réinstallée. Dahan, par exemple, est revenu avec sa femme et sa fille, mais son fils est resté là où ils s’étaient réfugiés. “Lui et tous ses amis ont maintenant créé des entreprises dans le centre du pays et n’ont pas l’intention de rentrer”, affirme le propriéta
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Premier quotidien (1919) publié en hébreu en Palestine sous occupation britannique, “Le Pays” est le journal de référence chez les politiques et les intellectuels israéliens. Il appartient au groupe Schocken, de la dynastie d’éditeurs juifs inaugurée par Salman Schocken en Allemagne et ensuite en Palestine entre les deux guerres mondiales. Son éditeur actuel est Amos Schocken et son rédacteur en chef est Aluf Benn.
Aujourd’hui de gauche libérale, Ha’Aretz a longtemps cultivé une ligne centriste proche des anciens partis juifs libéraux de Palestine et ensuite d’Israël, ligne indépendante d’un mouvement travailliste longtemps omnipotent (et qui disposait de ses propres organes de presse) et davantage encore de la droite nationaliste. La sobriété de sa mise en page sert une politique éditoriale centrée sur l’analyse et le débat. Incontournable, son édition sabbatique est agrémentée de deux suppléments, politique et culturel.
Le site hébréophone propose l’intégralité de l’édition imprimée, augmentée de rubriques propres (blogs, dossiers thématiques, etc.). Moins fourni, le site anglophone reproduit partiellement les contenus de la version originale hébréophone, mais il est augmenté de rubriques propres.
Le tirage papier est de 72 000 exemplaires pour le Ha’Aretz hébréophone (110 000 le week-end) et de 24 000 pour son édition anglophone. En revanche, sur le web, c’est le site anglophone qui tient le haut du pavé grâce à un vaste lectorat étranger non hébréophone : Juifs européens, Juifs nord-américains et observateurs non juifs du conflit israélo-palestinien.
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