On reconnaît une fin de campagne électorale chez les démocrates à une présence tutélaire, à un parfum nostalgique : comme en 2022 et 2024, Barack Obama parcourt les estrades pour lever les foules. Mercredi 28 octobre, à six jours des midterms, l’ancien président concluait sa tournée au sud d’Atlanta, dans une salle en ébullition. Des milliers de personnes étaient venues célébrer bruyamment l’invité, scandant son ancien slogan « Yes we can ! ». Ils ont aussi acclamé les candidats démocrates, à commencer par le sénateur sortant Jon Ossoff.
A 39 ans, ce dernier est l’une des révélations de la campagne. La comparaison entre les deux hommes était irrésistible, au-delà de la différence d’âge. Une même allure sportive, chemise cintrée, manches retroussées, mains sur le pupitre. Une maîtrise rare de la scansion, pour varier les effets et la tension dans la voix. Une capacité à interpeller l’audience. Barack Obama a semblé lui-même opérer ce rapprochement, en appelant à voter pour Jon Ossoff. « Ce n’est pas seulement parce qu’il est toujours impeccable. Ce n’est pas parce qu’il ressemble à un Kennedy, tout beau gosse dans ses vidéos. C’est parce qu’il a appris auprès de son mentor et du mien, l’un des plus grands : John Lewis. » La référence à cette figure des droits civiques est un passage obligé, dans tout meeting démocrate en Géorgie.
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