Il faut lire entre les lignes. Le plan d’action publié le 18 juin par la Commission européenne sur « la route de la Manche » ressemble à une énième revue de mesures opérationnelles déjà éculées, et de vœux pieux pour lutter contre les traversées du détroit du Pas-de-Calais par des migrants à bord de canots pneumatiques de fortune.
Ce plan est une victoire politique, modeste mais réelle, de la France qui tâche d’européaniser la gestion de sa frontière avec la Grande-Bretagne depuis le Brexit, voté par référendum il y a dix ans jour pour jour, le 23 juin 2016.
« C’est la première fois qu’un document de la Commission entérine le fait qu’il s’agit d’un problème européen. C’est fondamental », souligne une source place Beauvau, sous le couvert de l’anonymat.
Après la publication du texte, la France, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas ont salué, dans un communiqué commun, « une étape importante de la stratégie à l’échelle européenne de prévention de l’immigration irrégulière transmanche ». Que Berlin, La Haye et Bruxelles s’associent à Paris crédibilise la démarche diplomatique.
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