Depuis la signature de l’accord de paix intérimaire entre les États-Unis et l’Iran, le 15 juin dernier, et malgré les tensions persistantes, les étrangers, qui avaient massivement quitté la région au début de la guerre, commencent à y revenir. “Plus de cent jours de conflit régional ont mis le Golfe à l’épreuve, mais les Émirats arabes unis ont tenu bon”, souligne, triomphal, le quotidien Gulf News depuis Dubaï. Pour la Britannique Amanda Ashworth, “être à la maison, c’est comme un grand soupir de soulagement”. Beaucoup d’écoles ont permis aux enfants de suivre les cours à distance et ont baissé leurs frais de scolarité durant la guerre.

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Les Occidentaux ne sont pas du tout les seuls concernés. Ismayil Neelangodan, un homme d’affaires indien installé à Dubaï de longue date, est lui aussi de retour après plusieurs mois dans sa région d’origine. Il se montre confiant : “Nous avons constaté des signes encourageants de reprise dans tous les secteurs où nous sommes présents : l’activité commerciale redémarre, la demande des clients augmente et la confiance des entrepreneurs et des investisseurs se renforce”, explique-t-il.

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Depuis Chardja, le Khaleej Times s’est justement penché sur le sort des quelque 250 000 travailleurs indiens qui ont quitté les Émirats dans les semaines qui ont suivi le début conflit, à la fin du mois de février : “Tous les regards sont désormais tournés vers [leur] retour probable.” S. Irudaya Rajan, président de l’Institut international des migrations et du développement de Thiruvananthapuram, au Kerala, en Inde, prévoit ainsi : “Un afflux massif de personnes [devrait se diriger] vers le Golfe depuis [les États indiens de] l’Uttar Pradesh, du Bihar et du Rajasthan dans les semaines à venir.” En effet, cela s’était déjà produit après la première guerre du Golfe et le Covid-19. Et la reprise de nombreux chantiers comme la réouverture de l’activité économique devraient accélérer ce processus.

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Enfin, Divya Balan, professeure adjointe d’études internationales à l’université Flame de Pune, en Inde, fait observer le rôle de la région méridionale indienne du Kerala : de nombreux Keralais se sont installés dans le Golfe depuis les années 1960 et ils sont nombreux à y avoir ouvert des entreprises. Ce n’est vraisemblablement plus qu’une question de semaines avant qu’ils ne reviennent dans leur pays d’adoption.