L’employée du supermarché place les aliments dans le coffre de cet engin grand comme un gros chien, équipé de six roues. A peine le coffre fermé, le robot se met en route, à une vitesse de 6,5 kilomètres-heure. Au bout de quelques mètres, il heurte un muret, s’immobilise, fait pivoter ses roues, puis repart. Il se déplace essentiellement sur les trottoirs et délaisse donc les artères qui en sont dépourvues, afin de parcourir les 4,3 kilomètres qui le séparent de sa destination, devant la gare centrale de Milton Keynes, au nord de Londres. Dans cette cité nouvelle construite dans la période de l’après-guerre sur le modèle des villes américaines, il n’a guère de peine à s’orienter. Les trottoirs sont larges, ce qui facilite ses déplacements.
Quarante-cinq minutes après son départ, ce 10 juillet, il déboule dans l’allée menant à la gare. Un passant tente de lui bloquer le passage. Il s’arrête, recalibre son parcours, puis le contourne. A quelques mètres de son point d’arrivée, il fonce dans un porte-vélos. Nouvelle immobilisation, avant de reculer et d’éviter l’obstacle. Une notification s’affiche : « Votre robot est arrivé. » Il suffit de déverrouiller le sas contenant la commande au moyen d’une application pour en prendre possession. Le robot émet un dernier clignotement et repart, slalomant entre les voyageurs munis de valises à roulettes.
Il vous reste 76.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !