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“Minimum Wage”, Netflix tente un nouveau format de sitcom

Sortie le 26 octobre sur Netflix, “Minimum Wage” s’inscrit dans la lignée des sitcoms sur le lieu de travail, où le banal côtoie l’absurde, façon “The Office”. Dans la pizzeria Slice Club, des lycéens sont dépassés par les événements. L’originalité de la série vient surtout

“Minimum Wage”, Netflix tente un nouveau format de sitcom
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Série. “Minimum Wage”, Netflix tente un nouveau format de sitcom

“Pourquoi y a-t-il un crâne de rat là ?” derrière le comptoir, se demande Terry (Randall Park), le patron de la pizzeria Slice Club. “On s’en sert comme d’un avertissement pour les nombreux autres rats”, rétorque Hyde (Hyde Healy), un salarié. Dès le premier épisode de Minimum Wage, sorti le 26 octobre sur Netflix, le ton de la sitcom est donné.

Et “son ADN emprunte beaucoup à The Office” remarque The Hollywood Reporter, le magazine américain de référence dans le secteur du divertissement.

Terry traverse un divorce difficile et se réfugie dans le sous-sol du restaurant pour y vivre.

Minimum Wage se concentre surtout sur la bande de lycéens qui font tourner la boutique. Ou presque, tant ils sont dépassés. Outre Hyde, la troupe est composée de Grace (Grace Reiter), Aidan (Aidan Micho), Julia (Julia DiCesare), Ryan (Ryan Micho), Tommy (Tommy Armstrong) et Luke (Luke Burke), qui est, lui, un peu plus âgé.

L’hebdomadaire poursuit : “Slice Club est le centre de leur vie et de leur cercle social. Plus qu’un simple emploi, c’est une sympathique famille dysfonctionnelle.”

The Hollywood Reporter estime que, “en matière d’interprétation, Grace Reiter, véritable force de la nature, et Julia DiCesare, gentiment givrée, sont les plus marquantes et les plus mémorables”.

Les personnages masculins, en particulier Aidan et Ryan, sont, eux, un peu trop interchangeables.

Autre mise en garde : il ne faut pas s’attendre à une grande satire, “la série n’a pas grand-chose à dire sur les emplois rémunérés au ‘salaire minimum’ dans l’Amérique contemporaine”.

L’originalité de cette production tient plutôt à son format court (des épisodes d’un quart d’heure) et à son parcours.

À l’origine, Minimum Wage est une websérie qui a été diffusée sur YouTube en 2024 par American High, rappelle Variety.

L’autre magazine hollywoodien de référence rapporte que ce petit studio – fondé en 2017 par Jeremy Garelick – fonctionne comme une véritable pépinière de comédiens. “La méthode de Garelick pour dénicher de nouveaux talents consiste à mettre les gens les plus drôles dans une pièce et à les laisser faire leurs preuves.”

Le résultat peut se retrouver sous la forme de sketchs sur YouTube et TikTok, dans des films en streaming ou – désormais – dans des adaptations produites par Netflix. Une manière de créer des ponts entre les créateurs de contenus sur les réseaux sociaux et Hollywood.

Jeremy Garelick confirme dans Variety : “C’est le modèle dans lequel d’autres n’ont pas osé se lancer. Et maintenant, surprise, tout le monde veut donner 10 millions de dollars à ces créateurs pour qu’ils réalisent le prochain Obsession.”

“Je pense quenous étions sur le coupcinq ans en avance.Contrairementà tous ces studioset multinationalesqui préfèrent réagiren fonctionde ce qui marcheet ne veulent pasprendre de risqueavec des réalisateursou des acteurs débutants.”

Jeremy Garelick, fondateur d’American High,interrogé par le magazine américain Variety

C’est l’autre particularité de Minimum Wage. Jeremy Garelick et Will Phelps sont les cocréateurs de la série, mais les membres du casting signent aussi tour à tour la réalisation et le scénario des différents épisodes. L’occasion d’expérimenter et de faire émerger des talents. Et, pour Netflix, de s’adresser encore plus à la Gen Z.

D’autre part, le spectateur voit également combien l’équipe s’amuse des deux côtés de la caméra.

“C’est une expérienceextraordinairede participer à l’écritureet de diriger ses amis.En travaillant ensemble,nous avons construitun langage communqui est devenu commeune seconde nature.Je me suis sentietotalement en confiancepour soumettre des idéesou des scénarios, mêmelorsqu’ils tombaient à plat.”

Grace Reiter, actrice, scénariste et réalisatricepour “Minimum Wage”, interrogée par Variety.

Le ton rappelle l’humour propre aux réseaux sociaux. Et doit beaucoup à la marge d’improvisation. The Post-Standard, quotidien local de Syracuse, la ville de l’État de New York où s’est déroulé le tournage, a également questionné Jeremy Garelick sur cet aspect. Il répond :

“Peu importe qui propose une idée. Si tu ne fais qu’observer de loin mais que tu as une blague, il suffit de la proposer et on sera ravi de l’intégrer parce que la meilleure trouvaille l’emporte toujours. Parfois, ça nous fait rire même si ce n’est pas excellent. Alors on prend.”—

Hugo Florent
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