L’histoire se déroule en septembre 2022, en Russie. Vladimir Poutine annonce une “mobilisation partielle” pour mener son “opération militaire spéciale” – la guerre – en Ukraine. Dans la société de transports que dirige Gleb (Dmitri Mazourov), la panique gagne les hommes en âge d’être envoyés sur le front. À la demande de l’administration locale, le patron doit sacrifier quatorze de ses employés, soit le nombre de victimes dont avait besoin le monstre Minotaure, dans le labyrinthe de Knossos, pour se maintenir en vie. Dans le même temps, son couple se fissure.
Présenté le 19 mai au Festival de Cannes, en sélection officielle, Minotaure est non seulement le premier film d’Andreï Zviaguintsev depuis neuf ans, mais il est aussi “la première véritable prise de position artistique d’un citoyen russe sur la guerre en Ukraine”, écrit Zinaïda Prontchenko, rédactrice en chef du média russe en exil Republic, qui a assisté à la projection.
L’histoire d’un déclin moral
Dans le contexte de la guerre, Zviaguintsev, exilé à Paris, raconte un drame familial – Minotaure est une relecture de La Femme infidèle (1969), de Claude Chabrol. “L’histoire d’un déclin moral d’individus dépourvus d’intelligence émotionnelle, qui s’obstinent à choisir la haine plutôt que l’amour parmi tout le spectre des émo
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Deux cinéastes russes que tout oppose : Nikita Mikhalkov et Alexandre Sokourov
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