De 16 à 22 ans, j’ai animé des goûters pour enfants. Le plus souvent, j’étais déguisée en fée, mais parfois aussi en sorcière, en ballerine, en princesse ou en sirène (avec les jambes apparentes sous la queue). Une fois, on m’avait même demandé de venir en coccinelle. C’était très bien payé, les costumes étaient adorables et mes petits clients encore plus.
J’étais très douée : je me souvenais des prénoms de tous les enfants, je savais préparer en un clin d’œil des centaines de petits sandwichs, mais aussi passer l’aspirateur en costume. Je maquillais mes petits invités en chantant et je pouvais remplir ma voiture de 50 ballons roses gonflés à l’hélium et réussir à la conduire. Et j’oubliais une autre compétence très précieuse pour le poste : avoir des réserves de patience à l’égard des parents.
Bien sûr, ce petit boulot m’en a beaucoup appris sur les enfants. J’ai découvert qu’ils commencent à ne plus trop croire en la magie dès 4 ans, mais que même après 10 ans ils sont toujours un peu fascinés. Et quand on leur propose de repartir avec un cadeau, les garçons comme les filles choisissent toujours spontanément du rouge à lèvres, du vernis et du fard à paupières à paillettes. J’ai aussi constaté que notre personnalité s’exprimait dès notre plus jeune âge.
Quant aux dynamiques de
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Après un accident, j’ai oublié les trente-neuf dernières années de ma vie
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