Elle vit pour lui. Longtemps connue des seuls journalistes suivant Donald Trump dans ses déplacements, Natalie Harp est l’ombre du président américain, son « assistante exécutive » à la dévotion absolue. Sur les parcours de golf ou en campagne électorale, de Mar-a-Lago (Floride) au bureau Ovale, la jeune femme blonde de 35 ans ne quitte pas le magnat depuis des années. Cet été, leur relation est devenue plus publique, controversée, jusqu’à devenir un argument de campagne électorale.
Le sénateur Jon Ossoff (Géorgie) a provoqué un éboulement de réactions dans les médias et sur les réseaux sociaux par une simple allusion, lors d’une réunion publique, dimanche 16 août. Invoquant le sort déplorable des marins américains déployés depuis plus de 250 jours au Moyen-Orient à bord du porte-avions Abraham-Lincoln, l’élu, figure montante chez les démocrates, a attaqué Donald Trump pour son indifférence.
« Il ne veut pas faire le boulot. Il veut construire sa salle de bal et voyager avec Natalie à bord de leur palace volant, apparemment sans défense, offert par l’émir du Qatar. » Chaque mot est ciselé. « Natalie », sans nom de famille, impliquant une relation intime. « Leur palace », en référence au nouvel avion présidentiel, comme un indice de corruption partagée.
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