Dans la torpeur d’un été britannique chaud et sec, la station balnéaire de Clacton-on-Sea profite du pic de la saison touristique. “En déambulant dans la rue, l’atmosphère est à la fois joyeuse, chaotique, et un peu perplexe”, décrit la journaliste locale Claudia Bradley dans la Clacton Gazette.

Car entre deux glaces dévorées au pied de la grande roue de la ville, posée à l’embouchure de l’emblématique jetée de Clacton, les habitants sont appelés à élire jeudi 13 août leur nouveau député. Le sortant, Nigel Farage, a démissionné le mois dernier, sur fond de controverse au sujet de ses finances personnelles. Chef du parti de droite populiste Reform UK, l’ancien artisan du Brexit a annoncé dans le même souffle se présenter à sa propre succession. “Pour adresser un bras d’honneur à l’establishment”, selon ses termes.

Seulement, l’“establishment” ne sera pas là pour apprécier ce joli geste. Ni les travaillistes, ni les conservateurs, ni les Libéraux démocrates, ni les Verts ne présentent de candidat aux suffrages des 80 000 électeurs de la circonscription. Une manière pour les grands partis de protester contre la pirouette de Farage, perçue comme une façon de se soustraire à l’ouverture d’une enquête parlementaire au sujet de millions de livres de dons non déclarés.

Bulletin d’un mèt