Mardi [27 octobre], au bureau de vote, les Israéliens doivent remettre la facture au Premier ministre [Benyamin] Nétanyahou pour ses années au pouvoir. Il faut qu’il paie le prix de ses échecs, de son incurie, de l’état désastreux dans lequel il laisse leur sécurité, leur avenir et la résilience de leur pays.

On a peine à croire que ce gouvernement, à l’origine des pires défaillances en matière de sécurité et de la plus grande catastrophe de l’histoire du pays [le 7 Octobre], soit allé au bout de son mandat. On a du mal à admettre qu’il n’ait pas démissionné de lui-même, couvert de honte, et qu’il n’ait pas été contraint de céder à la pression de la rue.

Quand le Premier ministre s’accrochait au pouvoir, l’Israélien lambda a dû prendre la place de l’État qui s’est effondré le 7 octobre 2023, puis s’employer à sauver les otages du Hamas et aussi les préserver des intérêts douteux de leur propre gouvernement et de son dirigeant.

Des dégâts “incalculables”

Les dégâts causés par Nétanyahou sont incalculables. Citons pêle-mêle la réforme de la justice, qui a fracturé le pays comme jamais ; le terrorisme juif déchaîné en Cisjordanie ; la guerre dans la bande de Gaza, qui a viré à la campagne revancharde sans limites ; tous les autres fronts de cette guerre, qui ont été ouverts mais ja