La première promotion du nouveau service militaire national portera le nom d’Henri Fertet, résistant fusillé par les Allemands à l’âge de 16 ans en 1943, a annoncé Emmanuel Macron, mardi 15 septembre.
« Le choix qu’il fit, celui de servir la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement (…) Le choix de servir plutôt que subir », a déclaré le chef de l’Etat devant la première promotion de volontaires à Orange (Vaucluse). « A l’avenir, chaque promotion du service national portera le nom d’un compagnon de la Libération, afin de rendre hommage à ces héros qui ont contribué à sauver la France », a-t-il ajouté.
« Dans sa dernière lettre à ses parents, Henri Fertet écrivait “Je veux une France libre et des Français heureux”. Des mots simples qui nous rappellent que si la liberté est le legs des générations qui nous ont précédés, il nous revient de la préserver », a souligné Emmanuel Macron. En 2007, Nicolas Sarkozy avait décidé de faire lire dans toutes les classes du pays, en début d’année scolaire, la lettre à ses parents du jeune résistant Guy Môquet avant son exécution, une pratique qui n’a toutefois pas perduré.
« Un exemple pour la jeunesse française »
Le service militaire volontaire, appelé « service national », a été lancé en novembre 2025 par Emmanuel Macron avec l’objectif de « consolider le lien entre les armées et la nation ». Le premier mois est consacré à la formation initiale, les classes : esprit de discipline, maniement des armes, marche au pas… Les neuf mois suivants, les volontaires sont insérés dans les trois armées et les services de soutien.
« Ce qui vous rassemble aujourd’hui, c’est ce désir de servir plus grand que soi et de se rendre utile à la France, a poursuivi le chef des armées. Vous allez vous former à un métier, acquérir des compétences, découvrir la vie d’une unité militaire et contribuer à ses missions. Vous allez aussi apprendre quelque chose de bien plus précieux encore. Le sens du collectif, c’est-à-dire compter sur les autres, s’appuyer sur eux, être digne de leur confiance. »
Les 1 038 compagnons de la Libération, « dont une centaine n’avaient pas 20 ans au début de la seconde guerre mondiale, demeurent un exemple pour la jeunesse française », a relevé Emmanuel Macron.