Cette semaine, le royaume semblait avoir atteint l’un des objectifs stratégiques les plus anciens du prince héritier Mohammed ben Salmane : conclure avec Washington un accord de coopération nucléaire civile, ouvrant le marché saoudien aux réacteurs, aux technologies et aux investissements américains.

Signé mercredi [22 juillet] par le ministre de l’Énergie américain, Chris Wright, et son homologue saoudien, le prince Abdelaziz ben Salmane, le texte avait été présenté comme un cadre de trente ans, pesant plusieurs dizaines de milliards de dollars, qui permettrait aux entreprises américaines de développer les infrastructures nucléaires civiles du royaume.

Mais moins de vingt-quatre heures après son annonce, Donald Trump a apporté deux conditions majeures, jetant le doute sur la nature exacte du texte signé et sur ses chances d’entrer réellement en vigueur.

La question de la normalisation avec Israël

Dans un message publié jeudi [23 juillet] sur les réseaux sociaux, le président américain a affirmé que l’accord ne permettrait “aucun enrichissement de matières nucléaires” et que son approbation serait “totalement conditionnée” à l’adhésion de l’Arabie saoudite aux accords d’Abraham [signés en 2020 sous l’égide de Donald Trump et normalisant les relations entre Israël et trois pays a