Dans un contexte de réchauffement des relations entre l’Algérie et l’Espagne, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, se rendra à Alger lundi 20 juillet, indique le quotidien algérien L’Express. Il s’agit en effet de la première visite du Premier ministre espagnol en Algérie depuis octobre 2020. Celle-ci envoie un signal fort, après la brouille diplomatique provoquée en 2022 par la décision de Madrid d’apporter son soutien au plan marocain sur le Sahara occidental.

À l’époque, rappelle le site d’information espagnol El Debate, le gouvernement espagnol avait qualifié le plan de Rabat de solution “la plus sérieuse, la plus réaliste et la plus crédible” pour cette ex-colonie espagnole que se disputent le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie. Le territoire est considéré comme “non autonome” par les Nations unies en l’absence d’un règlement définitif.

Alger avait ensuite pris diverses mesures de représailles, avec notamment la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe – qui traversait le Maroc pour alimenter l’Espagne –, le rappel de l’ambassadeur algérien à Madrid, la limitation des transactions commerciales ainsi que la suspension du traité d’amitié de 2002 entre les deux pays.

Ce n’est qu’à partir de 2023 qu’un dégel s’est amorcé avec une rep