L’été dernier, un galeriste de Bielefeld [dans l’ouest du pays] a promis une récompense de 500 euros à qui retrouverait Mini, un ours en peluche disparu pendant un séjour à Berlin. Des affichettes, traduites en plusieurs langues, montraient le nounours habillé d’un costume jaune. La sacoche remplie de documents importants, volée au même moment, n’était mentionnée que brièvement dans l’annonce.

Cette histoire a vite fait le tour des médias et des réseaux sociaux, en raison sans doute de la coquette somme mise en jeu, mais peut-être aussi de l’âge du malheureux propriétaire de la peluche : il ne s’agissait pas d’un enfant mais d’un homme de 45 ans.

Combien d’adultes vivent encore avec des animaux en peluche ? Difficile à dire, car il n’existe aucune donnée probante sur le sujet – tout juste quelques sondages, notamment celui réalisé en 2012 par la Société pour la recherche sur la consommation. D’après l’institut, un Allemand sur sept emmènerait son doudou en vacances, et parmi ces derniers un sur sept serait incapable de s’endormir sans. Mais ils sont bien moins nombreux à oser aborder ouvertement le sujet. Car, aux yeux de la société, les peluches ne sont visiblement pas une affaire d’adultes.

On sait pourtant, études scientifiques à l’appui, que les câlins sont indispensables au