Chères lectrices, chers lecteurs,
À l’heure à laquelle nous écrivons ces lignes, on nous annonce un réveil dominical sous un ciel voilé… Et sous un climat à peu près tempéré : 16 °C à Lille et à Brest, 18 °C à Paris et 23 °C à Perpignan, selon Météo France. Enfin une période un peu plus apaisée ! Après une canicule extrêmement précoce, suivie par une chute spectaculaire des températures dans tout le pays… Il faut s’y résoudre, la France, comme toute l’Europe, subit les effets du changement climatique : des prévisions météo qui s’affolent, des dômes de chaleur, des tempêtes de grêle, des vents violents…
Ces aléas et ces extrêmes révèlent parfois le meilleur de la société française, remarquait l’été dernier Die Tageszeitung : le journal berlinois comparait les réactions en France, notamment les soins et l’attention portés aux plus fragiles, avec ce qui se fait en Allemagne. Et pour lui, le constat est clair : la France a beaucoup appris de la canicule meurtrière de 2003, et est davantage préparée que sa voisine à affronter celles qui s’annoncent.
Mais puisque cette journée de dimanche s’annonce douce, semble-t-il, quittons là les affolantes questions climatiques et revenons à des terrains bien connus, qui inspirent nombre de ces chroniques. Premier d’entre eux : notre relation agitée avec nos voisins britanniques. Quel que soit le contexte politique, de l’Entente cordiale au Brexit, nous poursuivons avec délice notre histoire d’amour vache avec les Anglais, pétrie d’agacement, d’admiration et de railleries mutuels. C’est ce que résume fort bien l’article que nous vous proposons de lire aujourd’hui.
Il nous vient du Daily Telegraph, quotidien conservateur s’il en est, et adepte d’une verve piquante et savoureuse. L’écrivain et journaliste Sean Thomas, fort inspiré par le fait que les Frenchies boivent à présent plus de bière que de vin, y liste ce que nous avons encore à apprendre des Britanniques – en plus de l’amour de la bière, donc…
Une liste toute personnelle, il le dit lui-même, et totalement de mauvaise foi – ça, c’est nous qui l’ajoutons.
On y trouve aussi bien le culte de l’excentricité (“La France a bien des choses, des paysages merveilleux, des villes superbes, mais il lui manque cette liberté essentielle, celle d’être magnifiquement cinglé et décalé en public”), que le curry ou le cricket (“Un sport qui vous enseigne que rien n’est urgent, que tout est paré d’une somptueuse absurdité”). Et, bien sûr, l’autodérision, qui nous permettrait enfin de nous décoincer un peu… Des clichés ? On vous laisse juges. Notre traduction, assurée par Raymond Clarinard, se trouve ici.
Bonne lecture.
—Virginie Lepetit
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C’est une sélection sportive que nous avons choisi de vous proposer pour clore cette chronique, car cette semaine, la France a brillé sur la scène européenne, mais aussi américaine.
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