Revitaliser les cœurs de ville, c’est l’obsession de nombreux édiles. Afin d’enrayer le déclin d’Oxford Street, la principale artère commerçante de Londres envahie par les échoppes de souvenirs et les pickpockets, Sadiq Khan, le maire travailliste de la capitale britannique, promeut depuis dix ans un plan : la piétonnisation. Et voilà qu’il se concrétise.
Depuis le lundi 26 octobre, voitures, taxis, bus, mais également vélos et pousse-pousse sont bannis d’un large tronçon d’Oxford Street, près d’un kilomètre allant grosso modo de l’entrée du métro Oxford Circus à quelques blocs de Marble Arch. De quoi ouvrir, selon M. Khan, « une nouvelle ère » pour la grand-rue où un demi-million de visiteurs déambulent chaque jour, une étude chiffrant à 3,1 milliards de livres sterling (3,7 milliards d’euros) les achats effectués en 2023 dans les boutiques afférentes.
« Les éléments dont nous disposons montrent que la piétonnisation des rues augmente leur fréquentation », affirme le maire. Et d’évoquer une propension des touristes circulant sur la chaussée à traîner davantage et à dépenser plus, d’autant que des plantations d’arbres et l’installation de bancs et de tables sont prévues pour compléter la métamorphose du bitume et des pavés.
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