La Coupe du monde 2026 sera-t-elle perturbée par les intempéries et les phénomènes climatiques ? Pour cette édition organisée conjointement par le Mexique, les États-Unis et le Canada, les facteurs de risque semblent multiples. Alors que le coup d’envoi du tournoi sera donné ce jeudi 11 juin au stade Azteca de Mexico, les alertes météorologiques se multiplient pour Mexico et pour plusieurs États du Mexique, dont celui de Jalisco.
Fortes pluies au Mexique
Ainsi que le rapporte Milenio, une alerte jaune a été déclenchée lundi 8 juin dans la capitale en raison des annonces de fortes pluies et de grêles. Et les prévisions pour l’ouverture du Mondial ne laissent guère entrevoir d’amélioration. “L’inquiétude est de taille”, écrit Marca. Le média sportif souligne que les fortes précipitations pourraient persister tout au long de la semaine, “alors même que la capitale s’apprête à accueillir des milliers de visiteurs”.
Selon la même source, les autorités ont déjà signalé d’importantes inondations sur plusieurs axes routiers de la ville, notamment dans les districts d’Iztapalapa et d’Azcapotzalco, ainsi que dans le très touristique quartier de Coyoacán, dans le sud de la capitale.
Le risque de perturbations liées aux fortes pluies n’a toutefois rien d’exceptionnel. Comme le rappelait El País Mexico, la fin du mois de mai et le début du mois de juin marquent le début de la saison des pluies et des cyclones dans une grande partie du pays.
Chaque année, la capitale, ainsi que Guadalajara, dans l’État de Jalisco, sont confrontées à de fortes averses pouvant provoquer des dégâts. Interrogé par le journal hispanophone, Alejandro Jaramillo Moreno, chercheur à l’Institut des sciences atmosphériques et du changement climatique de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), rappelle que le mois de mai est la période où les pluies augmentent significativement dans la région, avant d’atteindre leur pic en juin et en juillet. Ci-dessous, les images des inondations diffusées par la chaîne Azteca Noticias.
Feux de forêts aux États-Unis et au Canada
Pour ce qui est des États-Unis, du Canada, et de la ville mexicaine de Monterrey, la principale crainte est le risque de vagues de chaleur, dont l’intensité pourrait compliquer la tenue de certaines rencontres.
Selon la BBC, plusieurs villes hôtes américaines, parmi lesquelles Miami, Houston, Dallas, Kansas City et Atlanta pourraient facilement enregistrer des températures supérieures ou égales à 32 °C en plein après-midi. Afin de limiter les risques, poursuit la chaîne britannique, la plupart des matchs ont été programmés en fin d’après-midi ou en début de soirée.
Autre sujet d’inquiétude : les feux de forêts, qui pourraient affecter une vaste partie de l’Amérique du Nord. La même source rappelle notamment les gigantesques incendies qui avaient frappé le Canada à partir d’avril 2023, et dont la fumée avait sérieusement dégradé la qualité de l’air de villes situées à des milliers de kilomètres des foyers.
Face à l’ensemble de ces menaces, la Fifa assure avoir anticipé les pires scénarios. Dans un courriel adressé à la National Public Radio (NPR), un porte-parole de la Fifa a déclaré que l’organisation s’engageait à “protéger la santé et la sécurité des joueurs, des arbitres, des supporteurs, des bénévoles et du personnel”. Toutefois, précise le média américain, l’instance n’a pas répondu concernant les raisons de la programmation de certains matchs dans des lieux et à des horaires à haut risque.
Entre les pays hôtes de la Coupe du monde 2026, plus qu’un simple conflit de voisinage
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