« Je crois que les femmes peuvent aussi se battre avec les poings et que cela peut avoir un sens », écrit la championne du monde de boxe Sarah Ourahmoune, pour qui le ring n’est pas seulement un terrain de compétition, mais aussi un espace d’émancipation.
Vice-championne aux Jeux olympiques de Rio, multiple championne de France et d’Europe, Sarah Ourahmoune s’est imposée comme l’une des grandes figures du sport français. Au-delà des titres, elle mène un autre combat, plus discret, presque politique. C’est ce qu’elle raconte dans son livre Frapper juste (Les Equateurs, 144 pages, 16 euros). Boxer, « c’est une danse très rigoureuse, où l’intelligence et les émotions comptent autant que la puissance », écrit-elle encore. La boxe agit, pour elle, comme un « sérum de vérité ». Sur le ring, explique-t-elle, les masques tombent.
Son premier combat a été une révélation. Issue d’une famille modeste d’origine algérienne, elle grandit avec le sentiment d’être vulnérable. « J’avais peur d’être agressée, notamment par les hommes, confie-t-elle. J’étais un petit gabarit, une adolescente plutôt introvertie, presque désolée d’exister. » C’est sa mère qui l’encourage, convaincue que les arts martiaux lui permettront de gagner en confiance.
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