“Alors que la plupart des gens déménagent pour le travail ou par amour, pourquoi ces Singapouriens de la génération Y et de la génération Z abandonnent-ils le confort de leur foyer pour une nouvelle vie dans une ville inconnue avant même d’avoir décroché un entretien d’embauche ?” se demande, intrigué, The Straits Times. Le quotidien a rencontré de nombreux jeunes qui ont profité de visas ou programmes spéciaux pour s’expatrier. Il y a Pek Yi Tsing, ancienne employée très bien payée dans une compagnie aérienne, qui est partie en Australie, et Jordan Ong, qui s’est installé en Nouvelle-Zélande, tous deux avec un permis vacances-travail (PVT). Stanley Foong a élu domicile à Tokyo grâce à un visa J-Find, octroyé aux diplômés des meilleures universités pour deux ans, sous conditions de ressources. À Londres, Dionne Wong a bénéficié du visa pour personnes à haut potentiel (HPI). Chen Shao Chun s’est installé à Chiang Mai grâce à un visa Destination Thaïlande, destiné aux nomades numériques.

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Mais que cherchent-ils tous ? Pour Chen Shao Chun, “la situation catastrophique du marché du travail m’apparaissait comme une excuse parfaite pour [se] retirer de la course effrénée du monde de l’entreprise et tenter un mode de vie totalement nouveau”. Tan, une Singapourienne vivant en Nouvelle-Zélande, apprécie un rythme de vie plus calme loin du “parcours classique consistant à trouver un emploi, à acheter une maison et à se marier, tel que préconisé dans le modèle singapourien”. D’autres, comme An Lyn Chee, poursuivent simplement un rêve. Pour elle, il s’agissait de travailler dans la mode. Et, en se faisant un réseau sur place, elle est parvenue à décrocher un emploi pour la marque Diane von Furstenberg.

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Attention, cependant, aux risques que de telles aventures sans filet de sécurité supposent. Il vaut vraiment mieux avoir de bonnes économies. Sans parler des nerfs bien accrochés quand il faut trouver d’urgence un travail avant la date d’expiration de son visa. Attention aussi aux mauvaises suprises, comme le racisme dont Pek Yi Tsing et son mari ont été victimes en Australie, et aux désillusions en tout genre.

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Si les jeunes Singapouriens sont nombreux à vouloir s’expatrier, leur pays attire dans le même temps beaucoup d’étrangers. Le site The Independent Singapore fait justement état du débat lancé chez les lecteurs britanniques à ce sujet après la publication d’un article dans le quotidien britannique The Telegraph sur une famille qui a quitté le Kent pour Singapour.

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