“C’est une période difficile pour moi, […] certaines critiques m’ont surpris et peiné”, a réagi Emin Alper, interrogé en mars 2026 par Spot Basin Kooperatif, un média en ligne turc. Le cinéaste de 52 ans a certes l’expérience des polémiques : en 2023, son précédent film, Burning Days, qui traitait de façon métaphorique de la corruption sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan, lui avait valu les louanges d’une partie de la presse turque, mais aussi de vives attaques de la part du parti islamo-nationaliste au pouvoir. Au prétexte qu’il mettait en scène des personnages homosexuels, Emin Alper avait dû rembourser les aides publiques obtenues pour le réaliser.
En 2026, le scénario est bien différent. Salvation, son dernier long-métrage, a reçu un tout autre accueil. Ce film noir aux allures de western anatolien sort en France ce 2 septembre, six mois après avoir remporté l’Ours d’argent à la Berlinale et avoir été à l’affiche dans son pays. En Turquie, il a été largement passé sous silence par les médias proches du pouvoir, ceux-là mêmes qui avaient étrillé Burning Days. Et il a été critiqué par une grande partie des médias de gauche et de la presse kurde, ceux-là mêmes qui comptaient précédemment parmi les soutiens du réalisateur turc, l’un des plus célébrés et des plus politisés
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
Les Chinois se ruent vers “Niu Lai”, le film “tellement mauvais qu’il faut absolument le voir”
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !