Le blocage du détroit d’Ormuz, au large de l’Iran, a mis en lumière la situation précaire des marins. Or, sur le globe, un matelot sur cinq est indien. Qu’est-ce qui pousse autant de monde à vouloir épouser une profession de plus en plus dangereuse ? “The Indian Express” a enquêté.
Ce matin-là, Abdur Rahaman Mondal a cru mourir. Piégé dans les eaux noires du détroit d’Ormuz, son village natal de Mirjapur, dans l’État du Bengale-Occidental, ne lui avait jamais semblé aussi lointain. Le jeune homme de 27 ans se rappelle : “Je ne pouvais penser qu’à une seule chose : le visage de mes parents âgés, de ma femme et de mes sœurs. Je pensais ne jamais les revoir.”
Le 1er mars, ce matelot qualifié travaillait à bord d’un pétrolier battant pavillon des îles Palaos, lorsque ce dernier a été visé par un missile iranien, en pleine traversée du détroit d’Ormuz.
Quelques jours plus tard, l’officier électrotechnicien Vineet Sharma, 28 ans, a lui aussi navigué sur ces eaux en direction de l’Inde, sur un paquebot chargé de pétrole iranien. “Heureusement pour nous, le passage du détroit d’Ormuz a été calme, mais le stress était immense, témoigne le jeune marin, originaire d’un village proche de Nainital [dans le nord du pays]. Nous avions eu plusieurs briefings pour nous préparer à la traversée. Nous étions en alerte permanente – impossible de se détendre une seule minute. Et chez nous, nos familles attendaient désespérément nos appels.”
Près de 17 % de l’équipage mondial
Après des mois de tensions au Moyen-Orient, l’ouverture du détroit d’Ormuz a signé la reprise du trafic
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Se proclamant comme “India’s only national newspaper”, The Indian Express est connu pour son ton combatif et son “journalisme du courage”, ainsi que pour ses enquêtes sur des scandales politico-financiers. Son supplément Sunday Magazine comporte d’intéressants articles culturels.Le journal possède cinq éditions régionales, dont chacune est accompagnée par un supplément Express Newsline, consacré à l’actualité de la région (New Delhi, Bombay, Pune, Ahmedabad et Chandigarh). Le groupe Indian Express Newspapers diffuse également The Financial Express (quotidien économique), Screen (hebdomadaire sur le cinéma), Loksatta (quotidien en marathi) et Express Computer (hebdomadaire sur l’informatique).Le site web offre toutes les éditions du quotidien ainsi que les suppléments qui leur correspondent. Il propose les liens vers les autres titres groupe ainsi que vers The Indian Express North American Edition (Tiena), hebdomadaire s’adressant à la diaspora indienne.
L’économie indienne fortement secouée par la guerre au Moyen-Orient
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