Au Kenya, les invasions de fermes par des éléphants qui détruisent les cultures et terrorisent les populations sont devenues un défi majeur. Après avoir pratiquement endigué le braconnage, les autorités tentent de s’adapter à cette nouvelle donne : “Il ne s’agit plus simplement de protéger les éléphants contre les humains, mais de plus en plus de protéger les populations et leur gagne-pain face aux éléphants, sans compromettre les acquis de la dernière décennie en matière de conservation”, résume le Daily Nation.
Pour le quotidien kényan, le pays est confronté à la “rançon de son succès”. Devenu un modèle en matière de lutte contre le braconnage, le Kenya a largement éradiqué le phénomène. D’après Erustus Kanga, directeur général de l’agence kényane responsable de la gestion de la vie sauvage Kenya Wildlife Service, le nombre d’éléphants tués pour leurs défenses est ainsi passé de 164 en 2014 à 16 en 2025.
“Mais ce succès a engendré un nouveau défi, poursuit le journal : l’augmentation du nombre d’éléphants, conjuguée à la réduction des habitats et à l’expansion des zones d’habitation humaine, entraîne la multiplication des rencontres entre la faune sauvage et les populations, en particulier dans les communautés jouxtant les grands parcs et les corridors écologiques.”
Guerre pou
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