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Quand KONTRAPÈPLA dénonce une « liquidation » de la souveraineté haïtienne

Dans une note de presse datée du 26 octobre 2026 et signée par Jean William Jeanty pour la Coordination nationale de KONTRAPÈPLA, l’organisation paysanne frappe fort. Elle accuse l’État haïtien de « liquider l’attribution fondamentale de l’Etat » accordée au Salvador et de compromett

Quand KONTRAPÈPLA dénonce une « liquidation » de la souveraineté haïtienne
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27 octobre 2026
Quand KONTRAPÈPLA dénonce une « liquidation » de la souveraineté haïtienne 
Actualités Politique

Quand KONTRAPÈPLA dénonce une « liquidation » de la souveraineté haïtienne 

  • by Rezo Nodwes
  • 27 octobre 2026
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Dans une note de presse datée du 26 octobre 2026 et signée par Jean William Jeanty pour la  Coordination nationale de KONTRAPÈPLA, l’organisation paysanne frappe fort. Elle accuse  l’État haïtien de « liquider l’attribution fondamentale de l’Etat » accordée au Salvador et de  compromettre la souveraineté nationale au profit d’intérêts étrangers. 

Le communiqué part d’un constat simple et cinglant : le gouvernement haïtien aurait cédé des  terres à un État voisin, ouvrant la voie à une présence militaire salvadorienne qui, selon  KONTRAPÈPLA, s’accompagne déjà de tensions, d’incidents et d’un sentiment de mépris  envers la population locale. L’organisation rappelle que la responsabilité première de l’État  est de protéger la vie et les biens des Haïtiens, y compris face aux étrangers vivant sur le  territoire. Elle s’indigne que cette responsabilité soit, à ses yeux, inversée. 

Le texte dresse un tableau alarmant : présence de militaires salvadoriens, incidents rapportés  dans certaines zones, envoi de troupes supplémentaires par le président Nayib Bukele, et  silence ou faiblesse de la réponse haïtienne. KONTRAPÈPLA pose des questions directes et  sans détour : le président Bukele respecte-t-il la souveraineté haïtienne ? L’État haïtien a-t-il réellement le contrôle de son territoire ? Les autorités nationales protègent-elles leur propre  population ou facilitent-elles une forme de domination étrangère ? 

Au-delà de la critique ponctuelle, le communiqué élargit le débat. Il relie cette affaire à une  longue histoire de cessions, d’accaparements et de politiques qui, selon l’organisation,  affaiblissent le paysan haïtien et le peuple en général. KONTRAPÈPLA y voit un danger pour  l’indépendance nationale, la dignité collective et la possibilité même d’un développement  souverain. Le slogan final résonne comme un appel : « Pou yon pèp lib nan yon peyi  granmoun ! Savalouwe ! » 

Ce document n’est pas une simple plainte. C’est un acte politique. En s’adressant à l’opinion  publique, KONTRAPÈPLA cherche à forcer un débat national sur la question de la  souveraineté , la présence militaire étrangère et la capacité de l’État à défendre les intérêts du  peuple haïtien. Dans un contexte déjà marqué par l’insécurité, la précarité foncière et la  fragilité institutionnelle, ce cri d’alarme mérite d’être entendu, discuté et confronté aux faits. 

La souveraineté ne se négocie pas à la légère. Lorsqu’une organisation paysanne affirme que  l’État « liquide » ce qui lui appartient de plus fondamental – la terre et le contrôle de son  territoire –, il ne s’agit plus seulement d’une note de presse. Il s’agit d’un signal d’alerte sur  l’état de la nation.

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