« O bruit doux de la pluie… » Le chant de l’eau qui chute du ciel et chuinte sur les toits, si cher à Verlaine, résonne aussi dans la nature. Et cette musique, quoique monotone, pourrait faire sortir de leur torpeur les cellules végétales des graines de riz – semées en avril-mai en France. C’est du moins ce que suggère une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT), publiée dans la revue Scientific Reports le 22 avril.
Les plantes, il est vrai, ne cessent de nous surprendre par la finesse et l’étendue de leurs capacités à percevoir et à réagir aux stimuli de leur environnement : lumière, odeurs, gravité, pression… « Mais l’effet des sons sur les plantes est un sujet assez controversé », note Laurent Laplaze, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement de Montpellier.
Les chercheurs du MIT étaient intrigués par cette observation : l’impact des gouttes de pluie, quand elles frappent le sol ou la mince couche d’eau des rizières, réveille des graines de riz endormies. Au rythme des ondées, celles-ci germent alors de 30 % à 40 % plus vite. Mieux encore, les graines proches de la surface poussent plus rapidement que celles qui sont immergées plus en profondeur.
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