La question est récurrente : l’activité physique dans les zones polluées est-elle à éviter, a fortiori pour les personnes ayant des pathologies respiratoires ? Des chercheurs ont voulu savoir s’il était possible de recommander une activité physique régulière aux personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) vivant dans des environnements pollués.
La BPCO se caractérise par une obstruction des voies aériennes et des poumons, entraînant un essoufflement handicapant. Relativement méconnue du grand public, elle touche pourtant quelque 3,5 millions de personnes en France. Dix-huit mille personnes en décèdent chaque année, tandis que 150 000 personnes sont sous oxygène à domicile.
Le tabac est le principal facteur de risque. La pollution, intérieure comme extérieure, est un élément important d’aggravation des symptômes et du risque d’épisodes aigus, appelés exacerbations. « Les effets à court terme – hospitalisations pour maladies cardiorespiratoires – des pics de pollution ont été clairement démontrés dans la littérature scientifique », rappelle Valérie Siroux, épidémiologiste environnementale et respiratoire à l’Institut pour l’avancée des biosciences (Inserm, université Grenoble-Alpes).
Il vous reste 70.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !