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Quand un airbag défectueux devient un dispositif potentiellement mortel

Des automobilistes ont subi des lésions comparables à celles infligées par une arme à feu. En cause : la rupture du générateur de gaz de leur airbag. De récentes publications documentent la gravité de ces traumatismes liés aux airbags défectueux de l’équipementier Takata.

Quand un airbag défectueux devient un dispositif potentiellement mortel
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C’est l’histoire de trois automobilistes dont le visage et le cou ont été atteints par des fragments métalliques projetés par l’airbag de leur voiture. Les accidents ont eu lieu en Guadeloupe. Ces blessés graves ont ensuite été transférés à Paris et pris en charge, entre novembre 2021 et septembre 2024, dans le service de chirurgie maxillo-faciale de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Leur parcours clinique a été rapporté en janvier 2026 dans les Annales de Chirurgie Plastique Esthétique.

Des interventions successives lourdes et complexes

Le premier patient, âgé de 33 ans, a été victime d’un accident de voiture à grande vitesse. Il a la mâchoire inférieure fracassée. Il présente ce que l’on appelle une fracture comminutive, une rupture de la mandibule en une multitude de fragments. Trois dents du bas sont luxées et un fragment de métal est planté dans le plancher de la bouche, sous la langue. Une trachéotomie est réalisée au CHU de Pointe-à-Pitre pour protéger les voies aériennes. La première intervention parisienne a lieu six jours après l’accident.

Les chirurgiens parisiens retirent les fragments d’os trop petits pour être conservés. Après avoir bloqué les mâchoires ensemble pour les aligner (fixation maxillo-mandibulaire), ils posent une plaque de reconstruction métallique. Les morceaux d’os les plus gros sont fixés à l’aide de vis et de fils de ligature. Une perte de continuité osseuse persiste sur 2 cm, qu’ils comblent temporairement avec un «  espaceur » en ciment chirurgical. Au sixième jour après cette intervention, une communication anormale apparaît entre la cavité buccale et la peau du visage. Deux mois plus tard, la consolidation osseuse reste insuffisante.

Six interventions en quinze mois

Face à cet échec, les chirurgiens doivent réintervenir : ils retirent les tissus nécrosés, le ciment chirurgical et la plaque métallique. Pour combler la perte osseuse, ils prélèvent un greffon de 4 × 3 cm sur l’os iliaque, au niveau du bassin, et le fixent avec une nouvelle plaque métallique. Les analyses de laboratoire réalisées sur les prélèvements osseux révèlent une infection causée par des bactéries de quatre espèces différentes. Le patient reçoit alors un traitement antibiotique pendant douze semaines. Malgré cela, la greffe ne permet pas d’obtenir la consolidation de la mandibule.

Il faut finalement reconstruire une partie de la mandibule avec un segment de péroné. Les chirurgiens prélèvent cet os de la jambe avec les vaisseaux sanguins qui l’alimentent, puis le transfèrent pour reconstruire la mâchoire. Grâce à ce lambeau libre microvascularisé, la consolidation osseuse et la cicatrisation sont obtenues en quelques mois.

Malgré le succès de cette greffe osseuse, le patient présente une asymétrie du menton et du corps de la mandibule, ainsi qu’une malocclusion dentaire : les dents du haut et du bas ne s’engrènent pas correctement. Une nouvelle correction chirurgicale est nécessaire.

Sept mois après la reconstruction, les chirurgiens retirent le matériel de fixation et réalisent une chirurgie orthognathique, en vue d’obtenir une occlusion dentaire normale et stable. Pour ce faire, ils scient et repositionnent la mâchoire supérieure ainsi que le lambeau de péroné afin d’aligner les dents.

Au total, sur une période de quinze mois, le patient a subi six interventions chirurgicales sous anesthésie générale. Au moment de la publication, il était toujours suivi pour sa réhabilitation dentaire.

Un œil perdu, le nerf facial sectionné

Chez les deux autres patients, les lésions sont tout aussi graves, mais les défis de la reconstruction sont différents. Un homme de 28 ans a été victime, lors d’un accident de voiture, d’un traumatisme pénétrant de la région de l’orbite et de la pommette gauche : le globe oculaire a éclaté. Un fragment métallique d’environ 3 cm s’est également logé dans la glande parotide, en avant de l’oreille. Il est vraisemblablement responsable de la section du nerf facial.

Dix mois plus tard, la paralysie faciale gauche n’a pas récupéré. Le patient souhaite recevoir une prothèse en remplacement de son œil gauche manquant. Mais le cadre osseux de l’orbite ne permet pas de la soutenir correctement. À partir des images du scanner, les chirurgiens planifient en trois dimensions une reconstruction de l’orbite avec un implant orbitaire sur mesure. Enfin, ils réalisent une greffe de tissu graisseux pour corriger une dépression au niveau de la pommette gauche.

La troisième patiente, âgée de 34 ans, présente des lésions touchant à la fois le crâne et plusieurs étages du visage. Le dysfonctionnement de l’airbag a provoqué un enfoncement de l’os temporal avec présence d’air dans le crâne (pneumocéphalie), ainsi qu’une fracture comminutive du maxillaire droit, l’os de la mâchoire supérieure, dans lequel un morceau de métal est enchâssé. Cette victime présente en outre une disjonction intermaxillaire (une séparation entre les deux moitiés de la mâchoire supérieure), une fracture de la pommette droite et une fracture très fragmentée de la mâchoire inférieure. Plusieurs dents ont été arrachées et la lèvre inférieure droite présente une grande plaie.

Après les premières opérations, restent encore un défaut de fermeture de la lèvre inférieure droite, une déviation de la mandibule, une ouverture buccale limitée et une perte de substance du maxillaire droit. Une nouvelle intervention est réalisée quatorze mois plus tard, avec notamment une reconstruction du maxillaire droit par lambeau libre de péroné. Au moment de la publication, la patiente était en attente d’une autre reconstruction par lambeau libre.

Des lésions qui ressemblent à celles d’un traumatisme balistique

Selon Olivier Mathieu et ses collègues des hôpitaux parisiens Saint-Louis et de la Pitié-Salpêtrière, ces cas cliniques montrent que « le mécanisme de lésion provoqué par un dysfonctionnement d’airbag peut entraîner des traumatismes dévastateurs au niveau du visage et du cou, ressemblant souvent à des blessures balistiques ». Les lésions associent des fractures complexes et d’importants dommages aux tissus mous, imposant des interventions chirurgicales lourdes et une prise en charge multidisciplinaire.

Comment un dispositif de protection peut-il provoquer de telles blessures ? La réponse se trouve dans le mécanisme de gonflage de certains airbags défectueux.

Au cœur de ce scandale, on trouve la société japonaise Takata. Pour gonfler l’airbag en quelques millisecondes lors d’un accident, cet équipementier a utilisé du nitrate d’ammonium comme agent propulseur, c’est-à-dire une substance dont la combustion génère rapidement le gaz nécessaire au gonflage. Or, avec le vieillissement et l’exposition prolongée à la chaleur et à l’humidité, ce composé peut se dégrader. Il peut alors brûler trop rapidement lors du déclenchement et produire une pression supérieure à celle que le boîtier métallique est capable de supporter.

Le générateur de gaz (ou gonfleur) se rompt alors violemment et projette des fragments métalliques à très grande vitesse dans l’habitacle, vers le conducteur ou le passager. Le danger vient donc de l’éclatement de son enveloppe métallique, et non du seul choc du coussin gonflable.

Si les airbags sont essentiels à la sécurité des automobilistes en cas de collision, leur déploiement n’est pas toujours sans danger : des lésions du visage sont décrites depuis les années 1990, et la défaillance de certains modèles a provoqué des traumatismes cranio-cervicaux beaucoup plus graves. En janvier 2024, plus de 100 millions de gonfleurs d’airbags ont fait l’objet d’un rappel mondial par plus de vingt constructeurs automobiles, ce qui fait de ce défaut l’origine de l’un des plus grands rappels de l’histoire de l’automobile.

Une soixantaine de traumatismes cranio-faciaux mortels ont été rapportés ces dernières années, en Algérie, Australie, Chypre, Chine, États-Unis, France, Italie, Liban, Malaisie, Maroc et Qatar.

Un choc mineur, une blessure mortelle

Si les trois accidents survenus en Guadeloupe témoignent de la lourdeur des séquelles, d’autres observations montrent qu’un choc à faible vitesse peut suffire à déclencher un traumatisme mortel.

En 2026, des médecins légistes marocains (Casablanca) ont décrit dans le Journal of Forensic Sciences le cas d’un conducteur de 51 ans qui, pour éviter un motocycliste, donne un brusque coup de volant et percute un palmier. L’accident survient de nuit. Une caméra de surveillance permet d’en reconstituer le déroulement. Le choc se produit à faible vitesse et les dégâts matériels restent limités au pare-chocs et au capot. L’habitacle n’est pas enfoncé. Le conducteur porte sa ceinture de sécurité. Pourtant, il décède à son arrivée à l’hôpital.

À l’autopsie, on observe une plaie de 5 x 4 cm, à la base du cou, du côté droit, juste au-dessus de la clavicule. Sa profondeur est estimée à 7 cm. L’examen interne révèle que la trachée et l’œsophage sont sectionnés. L’artère carotide et la veine jugulaire sont déchirées.

Un éclat métallique de 3 cm sur 1,5 cm, aux contours irréguliers, est retrouvé dans le trajet de la plaie, au niveau de la septième vertèbre cervicale et de la première vertèbre thoracique. Ces deux vertèbres sont fracturées en plusieurs fragments. La moelle épinière est partiellement lacérée. La blessure évoque un traumatisme par projectile, mais aucun impact d’arme à feu n’est retrouvé sur la voiture, ni aucune arme ou douille sur les lieux.

Un projectile expulsé du volant

Ce fragment provient du dispositif qui aurait dû protéger le conducteur : l’airbag. L’examen du véhicule révèle que le générateur de gaz de l’airbag, logé dans le volant, s’est rompu. Une partie de son enveloppe cylindrique manque. Plusieurs éclats métalliques sont dispersés dans l’habitacle. Le coussin lui-même est déchiré.

Rapprochées de celles de l’autopsie, ces constatations indiquent qu’un fragment métallique a été projeté dans le cou du conducteur au moment du déploiement de l’airbag. Le décès a résulté de l’hémorragie, de l’atteinte médullaire et de la destruction des voies respiratoires. La gravité du traumatisme ne s’explique donc pas ici par la violence de la collision, mais par une défaillance interne du système de protection.

Les médecins légistes précisent toutefois les limites de leur investigation : aucune expertise technique n’a permis d’identifier précisément le modèle ou le fabricant du générateur de gaz, et le statut du véhicule au regard des rappels n’a pas pu être confirmé indépendamment. Si l’origine du fragment est étayée par l’enquête, son attribution à Takata ne l’est pas, même si les auteurs consacrent un long développement aux défaillances de cet équipementier.

Une autre observation, rapportée par des réanimateurs et des médecins légistes du CHU de Reims dans la revue Anaesthesia, Critical Care & Pain Medicine, illustre ce décalage entre la faible énergie de la collision et la gravité des blessures. Leur article a été mis en ligne en novembre 2025.

Le patient a subi un traumatisme majeur du visage et du cou après un accident à faible vitesse, dans un véhicule équipé d’un airbag Takata. Un fragment métallique cylindrique a été projeté dans les voies aériennes supérieures. La mandibule et le rachis cervical ont été fracturés. Une dent a été arrachée et projetée vers l’arrière. Elle a été retrouvée dans l’espace situé devant la deuxième vertèbre cervicale. Malgré la prise en charge préhospitalière et chirurgicale, le patient a évolué vers un état de mort encéphalique en moins de 72 heures.

Pour Vincent Legros et ses collègues du CHU de Reims, bien que ces lésions résultent d’une explosion interne et non d’une arme à feu, leur mécanisme, la trajectoire des fragments et les dommages tissulaires qui en découlent ressemblent de près à ceux des blessures pénétrantes par balle. Ces auteurs appellent les équipes de traumatologie, les services de secours préhospitaliers, les urgentistes, les réanimateurs et les experts légistes à rester vigilants devant une blessure pénétrante du visage, du cou ou du thorax après une collision peu violente. « Dans l’éventualité rare d’une blessure pénétrante du haut du corps à la suite d’une collision à faible vitesse, les cliniciens doivent envisager la possibilité d’un airbag défectueux », ce qu’ils résument par une formule : « think ballistic, think airbag ».

Reconnaître rapidement ce mécanisme pour orienter la prise en charge

Reconnaître l’origine de ces lésions n’est pas seulement utile à l’enquête : cela permet d’anticiper les difficultés de la prise en charge. La priorité immédiate est souvent de permettre au patient de respirer. Une bouche détruite, une hémorragie abondante ou un corps étranger dans les voies aériennes peuvent rendre l’intubation très difficile, voire impossible. Dans un tel contexte, les équipes préhospitalières doivent être prêtes à utiliser des stratégies alternatives de contrôle des voies aériennes, notamment des dispositifs supraglottiques (insérés dans le pharynx, sans intubation trachéale) ou un accès chirurgical.

Dans les centres de traumatologie, les chirurgiens et les anesthésistes doivent anticiper des interventions complexes : stabilisation du rachis cervical, reconstruction maxillo-faciale, ou contrôle d’une hémorragie par réparation des vaisseaux lésés. Les auteurs rémois invitent également à envisager des lésions pulmonaires liées au souffle de l’explosion.

Lésions oculaires graves, même sans défectuosité rapportée

Il faut toutefois distinguer ces blessures par projectile d’un autre mécanisme : le traumatisme provoqué par le coussin lui-même. Tous les traumatismes liés à un airbag ne relèvent pas d’une défectuosité du dispositif. Son déploiement très rapide peut léser les structures oculaires fragiles, notamment chez les occupants assis à proximité, sans qu’un fragment métallique soit projeté et sans qu’un dysfonctionnement soit rapporté.

En janvier 2025, une équipe de Shrewsbury, en Angleterre, a rapporté dans la revue BMJ Case Reports le cas d’un homme de près de 90 ans présentant une atteinte sévère des deux cornées après le déploiement d’un airbag. Le scanner ne montre aucune fracture de la face ou du crâne.

L’examen ophtalmologique révèle des lésions multiples, notamment des abrasions cornéennes. Les deux cornées sont fortement œdématiées. À gauche, le patient ne perçoit initialement que la lumière.

La cornée doit rester transparente pour laisser passer la lumière. Sa face interne est tapissée de cellules, constituant l’endothélium, qui participent à la régulation de son hydratation. Lorsque ces cellules ne remplissent plus suffisamment leur rôle, la cornée se gorge d’eau et perd sa transparence. Le patient présente ce que l’on appelle une décompensation endothéliale cornéenne, liée à la perte de ces cellules.

En l’absence d’amélioration, ce patient octogénaire sera candidat à une greffe endothéliale de cornée pour restaurer la vision. Il s’agit, selon les auteurs, du premier cas rapporté de décompensation endothéliale bilatérale après un traumatisme lié au déploiement d’un airbag. Cette observation rappelle qu’une atteinte profonde peut persister alors que les lésions superficielles ont cicatrisé.

Des accidents qui se poursuivent en France

Revenons aux airbags défectueux Takata, pour lesquels le risque persiste tant qu’ils  ne sont pas  remplacés. Des accidents récemment rapportés en France en témoignent.

Dans la nuit du 22 janvier 2026, à Cranves-Sales, en Haute-Savoie, un homme de 41 ans se rabat après un dépassement, heurte le véhicule qu’il vient de doubler et part en embardée. L’airbag de sa Citroën C3 de 2013 se déclenche et projette des morceaux de métal dans l’habitacle. Il meurt. Selon la cellule investigation de Radio France, il s’agissait bien d’un airbag Takata. Plusieurs courriers de rappel avaient été adressés à son propriétaire, d’après le ministère des Transports, et le remplacement de l’airbag figurait sur le procès-verbal de son contrôle technique.

Toujours selon Radio France, il s’agit du troisième accident mortel recensé en métropole, après ceux de Galan (Hautes-Pyrénées, novembre 2023) et de Reims (juin 2025), tous trois sur des Citroën C3. Un autre accident, survenu en février 2026 à La Réunion au volant d’une Volkswagen Polo, a fait un blessé.

En France, on recense une cinquantaine d’accidents, dont 22 mortels, la plupart en outre-mer, où la chaleur et l’humidité accélèrent la dégradation de l’agent propulseur. Un rapport commandé par le ministère des Transports illustre ce décalage : d’après des chiffres confiés par un constructeur, le taux de réalisation des rappels atteignait 82 % en métropole, mais seulement 37 % en Guadeloupe. Là où la dégradation est la plus probable, la réparation a donc été la moins fréquente.

Des rappels loin d’être achevés

L’ampleur des rappels ne signifie pas que tous les véhicules concernés ont été réparés. Selon les informations transmises par les constructeurs aux autorités au 1er juin 2026, les airbags de 1,38 million de véhicules restaient à remplacer dans les départements et régions d’outre-mer (DROM), en Corse et sur le reste du territoire français, dont un million faisaient l’objet d’une consigne « stop drive », imposant l’arrêt immédiat de leur utilisation. Cette situation touche une trentaine de marques et 150 modèles différents. Le rapport commandé par le ministère des Transports a conclu qu’il est impossible de garantir l’absence de nouveaux décès, faute de traçabilité de dizaines de milliers d’airbags.

Les autorités ont déployé une campagne d’information : messages sur les panneaux d’autoroute, affiches en préfecture. Depuis le 1er janvier 2026, les véhicules concernés par une consigne « stop drive » et dont l’airbag n’a pas été remplacé échouent au contrôle technique (contre-visite critique) et ne peuvent plus circuler dès le lendemain, tant que la réparation n’a pas été effectuée.

« Votre airbag peut vous sauver… ou vous tuer », préviennent les affiches transmises à toutes les préfectures de l’Hexagone et des DROM par le ministère des Transports. Autrement dit, les airbags restent des dispositifs de protection essentiels, en complément de la ceinture de sécurité. Ce n’est pas leur utilité qui est en cause, mais la persistance d’équipements défectueux dans le parc automobile. Tant que ces derniers n’ont pas été remplacés, cette défaillance industrielle demeure un problème de sécurité publique.

Les médecins qui prennent en charge les blessés y contribuent à leur manière. Les auteurs rémois demandent de conserver les fragments retrouvés, qui peuvent servir de preuves, et de signaler tout cas suspect aux autorités sanitaires et de sécurité des véhicules. Quant aux chirurgiens parisiens qui ont soigné les trois blessés de Guadeloupe, ils mettent en avant « la nécessité d’interventions médicales urgentes, ainsi que de chirurgies de reconstruction » et plaident pour « une réévaluation des normes de sécurité des airbags et une meilleure formation des professionnels de santé à la prise en charge de ces traumatismes ».

Pour en savoir plus :

Abouzahir H, Matadi BM, Benyaich H. Not a firearm: A case report of a fatal penetrating pseudo-ballistic neck injury from defective airbag deployment. J Forensic Sci. 2026 Sep;71(5):2448-2454. doi: 10.1111/1556-4029.70378

Aoude M, Kassouf E, Gharghour G, Abou Zeid S. Severe Craniofacial Trauma From Defective Airbag Deployment. Plast Reconstr Surg Glob Open. 2026 Jul 14;14(7):e7926. doi: 10.1097/GOX.0000000000007926
 
Legros V, Callon D, Guedra A, Seube-Remy PA. Defective airbag injury: What lesson can be learned? Anaesth Crit Care Pain Med. 2026 Apr;45(2):101691. doi: 10.1016/j.accpm.2025.101691

Mathieu O, Foy JP, Revel A, et al. Head and neck penetrating trauma caused by airbag dysfunction: A case series and literature review. Ann Chir Plast Esthet. 2026 Jan;71(1):22-32. doi: 10.1016/j.anplas.2025.10.001  

Khaliq T, Pummiram S, Iqbal N, Jenyon T. Bilateral corneal endothelial decompensation following airbag-induced trauma. BMJ Case Rep. 2025 Jan 27;18(1):e264125. doi: 10.1136/bcr-2024-264125

Khoschnau S, Ramzee AF, El-Menyar A, et al. Airbag-related penetrating injuries: A case series from a level 1 trauma center. Trauma Case Rep. 2023 Aug 8;47:100890. doi: 10.1016/j.tcr.2023.100890 

Rappel airbag Takata : quelles marques sont concernées ? ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales (mis à jour le 30 juillet 2025)

Marc Gozlan

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