“Il faudra attendre six à neuf mois avant que ne soient disponibles des doses du vaccin ‘le plus prometteur’ contre le virus Bundibugyo, à l’origine d’une épidémie d’Ebola en Afrique centrale, a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), alors que l’on venait de franchir la barre des 600 cas présumés”, rapporte le quotidien britannique The Guardian. L’épidémie qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda a déjà tué 139 personnes.

Lors d’une conférence de presse mercredi 20 mai, Vasee Moorthy, qui dirige le programme de l’OMS chargé de tester les traitements et les vaccins en période d’épidémie, “a déclaré qu’il fallait en priorité mettre au point une version de l’Ervebo adaptée au virus Bundibugyo”, précise de son côté Nature.

En 2014, ce vaccin, alors au stade de l’essai clinique, avait fait ses preuves en permettant de limiter l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévissait en Afrique de l’Ouest et qui avait tué plus de 11 000 personnes entre 2013 et 2016. Depuis, ce produit a contribué à enrayer plusieurs épidémies. Mais son efficacité a été prouvée uniquement contre le variant Zaïre, l’un des quatre qui rendent les humains malades. Ce n’est pas celui qui provoque l’épidémie actuelle.

Moins létal mais tout de même dangereux

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