L’arrivée sur le marché haïtien des tricycles fonctionnant au gaz de pétrole liquéfié (GPL), commercialisés par Autoplaza de Reginald Boulos, soulève une question fondamentale qui mérite une réponse claire , qui a autorisé l’introduction d’un véhicule présentant de tels risques dans un pays où les mécanismes de contrôle sont pratiquement inexistants ?
Dans la plupart des pays, les véhicules alimentés au GPL sont soumis à des normes de sécurité strictes, à des inspections techniques régulières et à un encadrement rigoureux. En Haïti, où les contrôles routiers sont rares, où les centres d’inspection sont défaillants et où les interventions d’urgence sont limitées, ces garanties sont-elles réellement réunies ?
Les autorités compétentes ont-elles procédé à une évaluation indépendante des risques avant d’autoriser leur commercialisation ? Le ministère des Travaux publics, les services chargés de la sécurité routière ou les organismes de normalisation ont-ils délivré les certifications nécessaires ?
L’innovation ne doit jamais se faire au détriment de la sécurité des citoyens. Avant de mettre sur les routes des milliers de véhicules équipés de réservoirs de propane, la population est en droit d’exiger des explications, de la transparence et des garanties. Car si un drame survient demain, les responsabilités devront être clairement établies.
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