Six mille kilomètres de canalisations offshore et onshore, 13 pays de la façade atlantique ouest traversés, une capacité annuelle de 30 milliards de m³ par an, un coût total estimé à 25 milliards d’euros… Rabat tient enfin son projet de gazoduc, dont l’idée avait été lancée par le roi Mohamed VI en 2016.

La signature d’un accord intergouvernemental entre 13 pays africains, à l’occasion du sommet de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui s’est tenu en Sierra Leone le 19 juillet, a été annoncée dans un communiqué conjoint de l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onyhm) du Maroc et de la compagnie pétrolière nationale nigériane, la NNPC. Alors que les études de faisabilité venaient d’être bouclées, “ce document confirme la conclusion de l’accord par les États membres de la Cédéao et précise les prochaines étapes du projet”, indique Afrik.com.

“Pilier énergétique”

“Le tracé des gazoducs a par ailleurs été en grande partie validé” et les travaux devraient débuter en 2028, poursuit la BBC. Ce projet d’infrastructure énergétique qui “remodèlera le paysage énergétique de l’Afrique de l’Ouest” se classe, selon le média britannique, parmi “les plus ambitieux” d’Afrique, qui précise qu’une fois réalisé, il pourrait bien être “l’un des plus longs ga