Cette fois-ci, elle ne pourra plus fuir les caméras, comme lorsqu’elle menait campagne pour la mairie de Paris l’hiver dernier en privilégiant ses réseaux sociaux plutôt que les grands médias. C’est devant les journalistes qu’il lui faudra entrer dans les locaux de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris ce mercredi. Pendant dix jours, elle sera jugée pour corruption passive et trafic d’influence dans l’affaire Renault-Nissan.
Rachida Dati sera seule sur le banc des prévenus. L’ancien patron du constructeur automobile, Carlos Ghosn, n’a pas voulu quitter le Liban où il s’est réfugié après sa rocambolesque évasion du Japon. Les juges étaient venus l’entendre à Beyrouth il y a cinq ans, mais Ghosn affirme ne pas avoir reçu dans les délais la convocation du tribunal. Toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt international, il propose d’être entendu par visioconférence si ses avocats n’obtiennent pas le renvoi du procès. Il pourrait être jugé en son absence.
Un soupçon de lobbying illégal
L’ancienne ministre, qui avait été aux commandes de la Justice sous Nicolas Sarkozy (2007-2009), puis de la Culture sous Emmanuel Macron (2024-2026), va devoir faire la lumière sur un autre moment de sa vie politique.
Alors qu’elle était députée européenne (elle a exercé deux mandats, de
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