Annoncée comme l’un des grands chantiers du ministère des Affaires étrangères, la réforme de la diplomatie haïtienne tarde toujours à produire des résultats concrets. Plusieurs mois après les déclarations de la ministre Raina Forbin, les engagements pris semblent avoir cédé la place à une gestion qui suscite de nombreuses interrogations.
Le rappel de plusieurs diplomates, présenté à l’époque comme le prélude à une restructuration profonde du corps diplomatique, n’a finalement pas débouché sur les changements attendus. Nombre d’entre eux ont été réintégrés à leurs fonctions, alimentant les critiques sur le coût de ces décisions dans un contexte où le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé appelle pourtant à la rigueur budgétaire.
Les promesses de rajeunissement de la diplomatie paraissent également en contradiction avec certaines nominations récentes. La désignation de Guy Lamothe au Chili et d’Antonio Rodrigue au Canada relance le débat sur le renouvellement des cadres et sur les critères ayant guidé ces choix. D’autres ambassadeurs nommés par le Conseil présidentiel de transition demeurent également en fonction, malgré les appels à une modernisation de la représentation diplomatique.
Face à ces constats, la réforme annoncée donne l’impression de s’être limitée à des effets d’annonce. Les attentes étaient élevées, mais les résultats peinent à convaincre. Plus que des promesses, la diplomatie haïtienne attend désormais des décisions cohérentes, transparentes et capables de restaurer la crédibilité de l’État sur la scène internationale.
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