«Resonance», la déflagration d’Acid Arab
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Acid Arab, artisan reconnu de l’alliage entre électronique et musiques arabes, revient avec Resonance, quatrième album désormais signé par un trio.
Resonance sonne comme une reprise de souffle. Après presque quinze ans à brouiller les pistes entre techno et traditions musicales du monde arabe, le projet parisien mené par Hervé Carvalho et Guido Minisky confirme sa trajectoire ascendante. Une machine de club devenue organisme vivant, capable d’absorber des voix, des langues, des rythmes venus d’ailleurs sans jamais perdre son axe : la fête comme langage commun.
Né en 2012, Acid Arab a gagné ses galons dans le sillage de morceaux devenus repères, dont « Stil » en 2016, avant d’élargir encore son spectre. Ici, seize titres et une constellation de quinze invités, des voix de femmes et d'hommes qui circulent comme autant de points d’ancrage et de voyage.
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Avec Yasmine Hamdan, Sofiane Saidi ou encore Ghizlane Melih, le disque aligne les présences comme on trace une cartographie sensible de la planète, où chaque timbre ouvre une porte. Et puis, le titre « Zid Mazzika », déflagration techno arabisante à part entière, embrase l’ensemble de l'album.
De la Syrie au Maroc, du Liban à la Turquie et d'autres territoires musicaux du Moyen-Orient, Resonance dessine un espace sans douane. Les frontières s’y dissolvent dans le battement des machines, non comme un slogan mais comme une méthode. Chez Acid Arab, la politique n’est pas déclarée, elle s’entend dans la circulation des sonorités, dans la porosité des mondes, dans cette évidence répétée que la musique, elle, ne connaît pas de contrôle aux passages.
Resonance, quatrième album d'Acid Arab, sorti le 19 juin 2026. En tournée française annoncée jusqu’en janvier 2027.
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