Alors que de nombreux Britanniques, notamment parmi les jeunes, veulent s’expatrier pour des raisons financières, le Times publie deux articles qui comparent le coût de la vie en Europe continentale et au Royaume-Uni. Le premier raconte un mouvement surprenant en donnant la parole à de jeunes Britanniques rentrés d’Espagne ou de Lituanie, lassés des bas salaires malgré un coût de la vie séduisant.
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Kingsley Jones, 28 ans, a beaucoup aimé son arrivée en Espagne, après le Brexit et le Covid. Il évoque “dix-huit mois merveilleux à Madrid, profitant d’un climat exceptionnel, d’un groupe d’amis proches, d’une vie nocturne et gastronomique florissante et d’une capitale où il était facile de se déplacer”. Pourtant, il a souffert de la concurrence avec les locaux, souvent très diplômés, sur le marché du travail, et ses dépenses de loisir sont graduellement devenues hors de sa portée. Il est donc retourné au Royaume-Uni. Jessica Fortune a pris le même chemin après la fin de son contrat de travail à Vilnius, en Lituanie. Elle appréciait, contrairement à Kingsley Jones, un coût de la vie avantageux, mais souffrait de l’éloignement de ses proches :
“Vouloir être près de mes parents et grands-parents vieillissants, c’était vraiment important pour moi. Et il y avait peu d’Anglais dans les environs. Je ne me sentais pas chez moi, comme si je ne pouvais pas être moi-même.”
Le quotidien note que la plupart des expats qui rentrent le font pour des raisons familiales et que la pression fiscale est moins forte que dans de nombreux autres pays. Par ailleurs, ceux qui reviennent des États-Unis, de Scandinavie, d’Allemagne ou encore d’Australie trouvent cela aussi avantageux sur le plan financier.
Tout dépend cependant non seulement du pays, mais aussi de la ville où l’on choisit d’habiter. Dans un autre article, le Times s’appuie sur une étude de la banque Bunq “qui compare 75 grandes agglomérations à travers le monde, de New York à Chiang Mai, en Thaïlande”.
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Bristol et Brighton, prisées des télétravailleurs pour leurs loyers “raisonnables”, coûtent en réalité plus cher que Paris, Berlin ou Stockholm. “Bristol, ville universitaire, a connu un essor économique fulgurant ces dernières années, avec un afflux massif de jeunes et de familles pendant la pandémie de Covid-19”, explique le quotidien, qui renchérit : “Une personne vivant à Bristol gagnerait 2 268 [environ 2 640 euros] livres par an en déménageant pour réaliser son rêve parisien à la Emily in Paris.”
De quoi rebattre les cartes pour ceux qui imaginaient l’herbe forcément plus verte ailleurs, même si, comme le rappellent les témoignages, l’argent n’est évidemment pas le seul facteur.
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