Les 176 mesures annoncées par le régime cubain [ouvrant presque tous les secteurs de l’économie aux capitaux privés] ne résoudront pas les failles structurelles du pays. Telle est l’opinion de l’économiste cubain Ricardo Torres Pérez, chercheur au Centre d’études latino-américaines et latines de l’American University (Washington), vis-à-vis du projet de transformation promu comme jamais par le gouvernement de La Havane, avec l’économie de marché comme remède à la crise générale de Cuba.
[Cet ancien professeur au Centre d’études de l’économie cubaine de La Havane] fait partie d’une équipe de cinq économistes cubains indépendants qui planchent depuis mars dernier sur un projet de transformation économique pour Cuba. Ils travaillent en dehors des cercles du pouvoir castriste, sans lien avec l’équipe de conseillers réunie par Miguel Díaz-Canel dont la réforme a été approuvée [le 19 juin] par le Comité central du Parti communiste et l’Assemblée nationale.
EL ESTORNUDO : Le paquet de mesures annoncé par le régime est-il de nature à sortir Cuba de la crise ?
RICARDO TORRES PÉREZ : Non, en tout cas pas à lui seul. Cuba n’est pas confrontée à une crise qui puisse être résolue par de meilleures politiques économiques : elle fait face à un effondrement structurel, aux facteurs internes et
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Face à la crise, l’art de la débrouille des Cubains tient en un mot : “resolver”
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