Personne ou presque ne savait placer sur une carte ce territoire français situé au large de l’île canadienne de Terre-Neuve. Mais à la suite de trois événements indépendants, impliquant Donald Trump, un responsable politique français et la télévision canadienne, les visiteurs affluent. Et apportent à l’archipel des pistes inespérées d’évolution.
Saint-Pierre-et-Miquelon, ultime avant-poste de l’empire colonial français qui s’étendait autrefois sur une grande partie de l’Amérique du Nord, est un archipel minuscule, presque encerclé par le Canada, et bien plus proche des États-Unis que de Paris. Oublié, pour ainsi dire, il savoure son anonymat, celui des coins perdus de la planète.
Or trois événements récents l’ont propulsé sur le devant de la scène : une série télévisée canadienne à succès, une insulte politique venue de l’Hexagone et des droits de douane infligés – évidemment – par Washington.
“Subitement, à cause de ces trois événements, nous sommes très demandés”, déclare Yannick Abraham, premier vice-président du gouvernement du territoire, dans son bureau de Saint-Pierre, à quelques pâtés de maisons du ferry qui relie les îles à Terre-Neuve, au Canada, à 25 kilomètres de là. “Beaucoup trop”, ajoute-t-il. À tel point qu’il est désormais recommandé aux touristes qui embarquent sur le ferry à destination des îles – un bout de France si loin de la métropole et si près du Canada – de réserver d’abord un logement. “Tout est absolument complet”, dit Yannick Abraham, qui ajoute que de nombreux visiteurs n’ont pas réussi à trouver où s’installer, ni même où manger.
Cette attention hors du commun [a atteint] son paroxysme ave
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Sans engagement • Résiliable en ligneAvec plus de 2 000 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 140 prix Pulitzer et près de 13 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2025, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).
Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.
Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 12 millions d’abonnés à la fin de 2025, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.
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