La France a connu une journée de “chaos”, samedi 17 octobre, résume The Wall Street Journal. “Des émeutiers ont saccagé plusieurs villes françaises”, alors que le mouvement lycéen, “qui dure depuis plusieurs semaines, s’est transformé en une mobilisation plus large regroupant des citoyens en colère face à la hausse du coût de la vie.”

À Marseille, “des émeutiers” ont utilisé une barricade métallique pour enfoncer la porte de la mairie, permettant ainsi à une foule de jeunes masqués de prendre d’assaut le bâtiment et de taguer son hall d’entrée, rapporte le journal. À Lyon, l’office de tourisme de la ville a été incendié et des magasins ont été vandalisés. À Limoges, des flammes s’élevaient du toit de la mairie. “À Paris, des émeutiers ont incendié des voitures et bloqué les rues avec des barricades en feu”, écrit le quotidien américain. “Les forces de sécurité se sont empressées de renforcer la sécurité autour du palais de l’Élysée et d’autres sites sensibles après que des manifestants ont tenté de converger vers des bâtiments gouvernementaux, selon des responsables français.”

“Ces scènes ont marqué une forte escalade de la violence au sein d’un mouvement de protestation qui met à rude épreuve les forces de sécurité et la classe politique du pays”, observe le Wall Street Journal.

“Certaines des pires violences de rue de ces dernières années”

La journée de mobilisation contre “la vie chère” a rassemblé 550 000 personnes, dont 110 000 à Paris, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, “ce qui en fait la plus importante journée de protestation depuis le début du mouvement de contestation il y a environ un mois”, relève The New York Times. Les organisateurs, dont les revendications agrégeaient Gilets jaunes, lycéens et étudiants, salariés, militants pour le climat et antifascistes, ont eux décompté 800 000 participants.

Notre newsletter consacrée à ce que la presse étrangère écrit de meilleur et de pire sur l’Hexagone

Cette newsletter est réservée à nos abonnés

Je m’abonne