Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a déclaré, mercredi 5 août, qu’il était “très difficile de communiquer” avec le nouveau guide suprême du pays, Mojtaba Khamenei, absent de la scène publique depuis son entrée en fonctions.

“Il est actuellement très difficile de communiquer avec lui, mais sa présence est pour nous une source de force morale”, a-t-il affirmé, repris par le média opposant IranWire.

Arrivé au pouvoir en 2024 en promettant de normaliser les relations avec l’Occident, le président réformateur aurait menacé plusieurs fois de démissionner ces derniers mois sous la pression des conservateurs anti-occidentaux, selon la presse iranienne. Des informations systématiquement démenties, alors que les dissensions parmi les dirigeants de la République islamique au sujet de l’accord conclu en juin avec les États-Unis persistent.

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“Fausses et mensongères”

Mais cette semaine, un membre de la famille Khamenei a suscité la polémique en affirmant que le président avait de nouveau menacé de démissionner et que Mojtaba Khamenei l’avait averti qu’il accepterait sa démission s’il renouvelait cette demande. Fait rare, le bureau du guide suprême a immédiatement démenti ces déclarations, les qualifiant de “fondamentalement fausses et mensongères”, rapporte le média modéré Tabnak.

Numéro deux de la République islamique, Masoud Pezeshkian fait face à des rivalités internes et à une montée en puissance des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime, depuis le début de la guerre.

Les ultraconservateurs, qui dénoncent régulièrement tout accord avec les États-Unis comme étant un “compromis”, l’accusent notamment de prendre des décisions sans consulter le guide suprême. À la mi-juin, Pezeshkian avait signé avec Donald Trump, par voie numérique, un protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre avec les États-Unis.

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