Cette semaine, ça continue : le soir nous regardons la série Malcolm avant de nous coucher, et le matin nous regardons sur nos téléphones pour savoir si le monde existe encore, ou si Trump a tenu sa promesse de rayer l’Iran de la carte.
Le monde est incertain. Il l’a toujours été, mais par les temps qui courent il semble particulièrement instable. À une échelle relativement réduite : après des attaques contre le réseau électrique, des quartiers entiers de Berlin ont été privés de courant, parfois pendant plusieurs jours d’affilée. À grande échelle : la situation géopolitique ne suscite guère d’espoir. Et l’idée selon laquelle nous sommes tous vulnérables fait aujourd’hui consensus.
Peut-être est-ce lié au Covid, peut-être à la versatilité du président américain ? Toujours est-il qu’avant les survivalistes passaient pour des fous, pour des personnes qui n’avaient plus toute leur tête. Or depuis quelque temps, insidieusement, l’idée a fait son chemin : mieux vaut faire preuve de prudence si l’on ne veut pas risquer de finir totalement démuni. Mieux vaut stocker discrètement mais sûrement des provisions chez soi, voire aller jusqu’à mettre les voiles vers un autre hémisphère. Peu importe, au fond, la manière dont tout cela finira. Nous devrions tous, comme les preppers, nous prépar
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Trois mois après le début de la guerre en Iran, “le véritable coût de la folie de Trump”
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