Au lendemain de l’enlèvement du président de la République bolivarienne, Nicolás Maduro, lors d’un raid américain, le 3 janvier, l’espoir s’était emparé de la presse vénézuélienne, longtemps muselée ou exilée par le chavisme qui tenait le pays d’une main de fer. Dans les colonnes du journal El Nacional, l’éditorialiste Alfonzo Bolívar célébrait même un “nouveau chemin” pavé de droits humains, de libéralisme et de démocratie qui devait s’ouvrir dans le pays sud-américain.

Un autre éditorialiste d’El Nacional, Salvatore Giardullo Russo, critiquait, lui, ceux qui accusaient les États-Unis de vouloir avant tout prendre le contrôle des réserves d’or noir du pays. “Si l’objectif des États-Unis était le pétrole”, alors “pourquoi auraient-ils toléré pendant des années la détérioration” des infrastructures, demandait-il ?

Mais plus de six mois plus tard, le ton a radicalement changé. Donald Trump semble être passé du statut de sauveur à celui de pilleur en s’appropriant le pétrole sans rendre de comptes et en écartant l’opposition au chavisme par son rapprochement avec le gouvernement intérimaire de Delcy Rodríguez.

Mainmise américaine sur le pétrole vénézuélien

“Nous, les Vénézuéliens, n’acceptons pas que Donald Trump cherche à continuer à s’ingérer dans nos affaires intérieures et à di