Les nouvelles inscriptions d’étudiants étrangers aux États-Unis ont chuté de 17 % l’an dernier, et de 20 % chez les Allemands, rapporte Die Zeit. Le chancelier Friedrich Merz a même récemment déclaré qu’il “ne recommanderait pas aujourd’hui à ses enfants d’aller étudier et travailler aux États-Unis”. Pourquoi ce désamour, ou cette “fin du désir”, comme l’appelle le quotidien ?
Les raisons sont multiples : les pressions financières et politiques de l’administration Trump, un coût de la vie élevé, des bourses réduites, un durcissement des visas, et des craintes liées à l’ICE. Selon l’université Friedrich-Alexander d’Erlangen-Nuremberg (FAU), la liberté académique est menacée aux États-Unis depuis 2020, date à laquelle plusieurs États républicains comme la Floride et le Texas ont commencé à interdire des cours et des sujets pour des raisons politiques. Le phénomène s’est amplifié avec le deuxième mandat de Trump, en 2025, et les coupes budgétaires de grandes ampleurs pour les programmes et thèmes jugés problématiques comme le climat, les vaccins ou les questions de genre et de race. De plus, les candidats de certaines nationalités (pays sous travel ban), en particulier ceux qui viennent du Moyen-Orient, renoncent même complètement à postuler.
La qualité des universités est toujours jugée excellente, mais la concurrence internationale des établissements asiatiques, notamment, progresse et ils pourraient rapidement faire de l’ombre à leurs homologues américains.
Le magazine Time précise que le département d’État exige depuis juin 2026 que les candidats aux visas étudiants rendent publics leurs comptes sur les réseaux sociaux pour un contrôle de leur “présence en ligne” complète, en priorité dans les universités où les étrangers dépassent 15 % des effectifs (dont Harvard). Par conséquent, certains étudiants “nettoient” leurs réseaux sociaux avant de partir et de demander un visa. SI les étudiants refusent de laisser les autorités accéder à leurs contenus en ligne, “cela pourrait être interprété comme une tentative de dissimulation ou de contournement de certaines activités”, explique le magazine.
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La baisse des inscriptions n’a pas une seule cause, mais elle est, de façon certaine, le signe d’une baisse d’influence et d’attractivité.
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