Avez-vous la sensation que le monde alentour est devenu celui de l’imbécillité ? Si c’est le cas, vous n’êtes peut-être pas si éloigné de la réalité. Dans un article fouillé, le “New York Magazine” décrypte les causes de cet abrutissement généralisé qui se caractérise par une multitude de facteurs, parmi lesquels une baisse mondiale du QI et une surcharge inouïe de nos capacités cognitives.
[Cet article est extrait du numéro 1869 de Courrier international, “Sommes-nous devenus stupides”, en vente du 27 août au 2 septembre 2026]
Les experts en étaient convaincus : le XXᵉ siècle allait nous rendre idiots. Jamais auparavant la culture et les progrès technologiques n’avaient transformé le quotidien avec une telle rapidité, et chaque nouvelle invention s’accompagnait de mises en garde alarmistes sur les dégâts qu’elle ne manquerait pas d’infliger à nos cerveaux, jugés aussi fragiles que vulnérables. L’ampoule électrique, la radio, les bandes dessinées, le cinéma, la télévision, le rock, les jeux vidéo, les calculatrices, la pornographie à la demande, l’Internet des débuts ou encore les films Batman de Joel Schumacher : toutes ces nouveautés, nous avertissait-on, allaient inévitablement nous transformer en parfaits abrutis.
Une modernité source de progrès cognitifs
Les résultats des tests racontaient pourtant une tout autre histoire. À partir des années 1930, aux États-Unis comme dans une grande partie du monde développé, les scores de QI ont commencé à grimper. Et ils n’ont plus cessé de le faire, gagnant en moyenne près de 3 points par décennie. Une progression si importante qu’au tournant des années 2000 un individu tout à fait ordinaire aurait, sur le papier, affiché
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Consacré pour une bonne part à la ville de New York, ce magazine est aussi réputé pour ses longs formats sur la vie culturelle et politique américaine. Né en 1964 comme supplément dominical du New York Herald Tribune et relancé comme hebdomadaire indépendant en 1968, New York a servi de modèle à de nombreux magazines urbains aux Etats-Unis, sachant capter l’air du temps grâce à ses couvertures audacieuses et à la plume talentueuse d’auteurs comme Tom Wolfe. Sa grande période a pris fin en 1976 avec son rachat par Rupert Murdoch. Depuis 2003, il appartient à la famille du financier Bruce Wassertein et a connu un renouveau salué par de nombreux prix. Fidèle à sa double vocation, il fait office de guide culturel et gastronomique de la Grosse Pomme tout en étant très respecté pour sa couverture de la politique. En 2014, il est devenu bimensuel. Très complet, le site NYmag.com tient lieu de guide de la ville et des sorties. Il permet d’effectuer des recherches thématiques (musées, magasins, restaurants), mais propose également des articles sur l’actualité culturelle, sociale et politique.
On peut être riche et réussir, tout en étant un parfait sot
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