Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les confrontations diplomatiques et la guerre d’influence auxquelles se livrent les États-Unis et la Chine se sont intensifiées en Amérique latine. Le Panama, où le canal demeure le symbole de ce bras de fer géopolitique, en est l’illustration la plus visible dans la région. Mais le Honduras, plus discret, est lui aussi devenu l’un des principaux théâtres de cette rivalité entre Washington et Pékin.

Soutenu par Donald Trump, le président hondurien, Nasry Asfura (Parti national, conservateur), entré en fonction en janvier 2026, a progressivement pris ses distances avec Pékin. En 2023, sa prédécesseur, Xiomara Castro (Parti Liberté et Refondation, gauche) avait marqué un tournant en rompant les relations diplomatiques avec Taïwan au profit de la Chine. Or, ainsi que le développait la version hispanophone de CNN, les réévaluations successives de cette politique, qui se traduisent par des révisions régulières de ces relations avec Pékin, ont alimenté la possibilité d’un éventuel éloignement de la République populaire.

“Subordination commerciale”

Car les bénéfices économiques attendus du rapprochement engagé par Xiomara Castro sont loin d’être convaincants. En particulier si l’on se penche sur l’important déficit commercial qu’ent