The Diplomatic Insight, un magazine pakistanais en ligne de diplomatie et affaires internationales fondé en 2008 à Islamabad, documente l’installation discrète d’une nouvelle catégorie d’expatriés fortunés à Tokyo : des fondateurs de start-up, des financiers et des créatifs occidentaux attirés par la faiblesse du yen, le faible coût de la vie comparé à New York ou à Londres, la sécurité et la qualité des infrastructures. D’ailleurs, la population étrangère au Japon a atteint un record historique en 2025 avec 4 millions de personnes.
Comment expliquer cet engouement ? “Pour quelqu’un qui gagne en dollars, en euros ou en livres sterling, Tokyo, autrefois réputé pour son coût de la vie exorbitant, est devenu une destination où les prix sont particulièrement avantageux”, note le site. La baisse du yen, le coût des logements plus faibles à Tokyo qu’à Londres par exemple, l’accessibilité des soins, le réseau de transport, la faible criminalité et la qualité de vie sur place sont des facteurs majeurs. La majorité des nouveaux venus au Japon sont des Chinois. Viennent ensuite les Occidentaux, qui profitent de nombreuses nouvelles infrastructures (écoles, etc.) en anglais.
L’article signale aussi les obstacles : la langue, les difficultés à obtenir un visa et à s’intégrer.
Ce mouvement intervient paradoxalement dans un contexte de durcissement réglementaire. Le Japan Times explique que le pays a promulgué le 29 mai dernier une loi portant les frais de visa jusqu’à trente fois leur niveau actuel, et les tarifs d’entrée quintuplent dès le 1er juillet 2026. Il s’agit, selon le gouvernement, de mettre le Japon au même niveau que les autres pays développés en alignant les frais de visa. Les recettes doivent servir à traiter les dossiers toujours plus nombreux, mais aussi à développer les programmes d’apprentissage du japonais et de lutte contre l’immigration illégale. Dans le même temps, le gouvernement veut mettre en place le Jesta, équivalent nippon de l’Esta américain, visa électronique.
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La révision des frais de visa est la première depuis 1978, signe qu’accueillir les fortunes étrangères et resserrer les frontières peuvent, à Tokyo, avancer du même pas.
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