Enième polémique pour L’Odyssée, de Christopher Nolan. A peine le blockbuster, sorti en salle en France mercredi 15 juillet, a-t-il essuyé les critiques sur son casting – le choix de l’actrice noire Lupita Nyong’o, pour incarner Hélène de Troie, a été dénoncé par l’extrême droite en Grèce, avec le soutien du patron de Tesla et de SpaceX, Elon Musk – qu’une seconde controverse frappe le long-métrage. En cause, cette fois, l’usage du terme « Maroc » pour qualifier la géographie de Dakhla dans les crédits du film.
Des scènes de L’Odyssée ont été tournées, en 2025, dans cette cité de 160 000 habitants, bordée par l’océan Atlantique et réputée pour sa lagune et ses plages de sable fin. Célébrée dans les brochures touristiques, sa dune blanche a servi de décor pour représenter l’île d’Ogygie, où Ulysse, captif de la nymphe Calypso, aurait vécu sept longues années, selon le récit qu’en fit Homère.
Le mythe a fini par se frotter à la géopolitique. Car si Dakhla est administrée par le Maroc, qui en revendique la souveraineté, elle ne se trouve pas sur le sol marocain, selon le droit international. Du point de vue des Nations unies, la ville fait partie du Sahara occidental, ce territoire, au sud du royaume chérifien, que l’organisation qualifie de « non autonome » depuis plus de soixante ans. Le peuple sahraoui s’est vu reconnaître son droit à l’autodétermination, sans qu’à ce jour il n’ait été appliqué.
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