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Depuis plus de trente ans, la Transnistrie survivait grâce au soutien économique et diplomatique de Moscou.
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Privée d’une partie de ses ressources énergétiques et de plus en plus dépendante de la Moldavie pour accéder aux marchés européens, l’enclave voit son modèle remis en cause.
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La guerre en Ukraine ouvre, pour la première fois depuis les années 1990, une fenêtre en faveur d’une réintégration graduelle.
La Transnistrie est une entité séparatiste non reconnue internationalement, née de la désintégration de l’URSS et de la guerre de 1992. Située à l’est de la Moldavie, principalement sur la rive gauche du Dniestr (d’où le nom de « Trans-Dniestr »), elle fonctionne depuis plus de trente ans comme un quasi-État avec ses propres institutions, sa police, son appareil fiscal, ses forces de sécurité et sa propre politique étrangère pro-russe. Fait remarquable, la Transnistrie n’est reconnue par aucun État membre des Nations unies, pas même par la Russie, pourtant son principal soutien politique et économique depuis plus de trois décennies. Moscou y maintient des troupes (1 500 soldats), a longtemps subventionné son économie grâce à des livraisons de gaz à prix préférentiel et distribué des passeports russes à une large partie de la population. Mais le Kremlin s’est toujours abstenu de reconnaître officiellement son indépendance, contrairement à l’Abkhazie, à l’Ossétie du Sud (arrachées à la Géorgie pendant la guerre de 2008) ou, plus récemment, aux entités séparatistes du Donbass. Ce choix lui permet de conserver un moyen de pression permanent sur la Moldavie tout en évitant les conséquences diplomatiques qu’entraînerait une reconnaissance formelle.
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