Il aura fallu treize ans et, dans la dernière ligne droite, des heures de négociations, une procédure exceptionnelle et la perspective d’un échec des discussions pour que l’Union européenne (UE) renforce les droits des passagers dans le transport aérien. Mercredi 8 juillet, les Etats membres ont validé le nouveau texte – l’Espagne et la Lettonie ont voté contre, l’Autriche et la Finlande se sont abstenues – qui entrera en vigueur en 2027. La veille, le Parlement européen l’avait également adopté, à une écrasante majorité (646 voix pour, 12 voix contre, 3 abstentions).
« [Cela] a pris beaucoup plus de temps que nous ne l’aurions souhaité. Et nombre d’entre nous auraient voulu aller encore plus loin », a lancé le commissaire européen aux transports Apostolos Tzitzikostas, mardi. « Mais nous y sommes parvenus : c’est la première refonte des droits des passagers aériens de l’UE depuis plus de vingt ans », s’est-il réjoui, saluant une « excellente nouvelle » pour les voyageurs. S’il a fallu autant d’années pour arriver à ce texte, c’est parce que les compagnies aériennes « exercent une influence considérable sur les gouvernements, ce qui rend les négociations très ardues », a avancé, mardi, lors d’une conférence de presse, l’eurodéputé (Parti populaire européen) Andrey Novakov.
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